Retour sur l'erreur de Parcoursup qui a concerné plusieurs centaines d'étudiants auvergnats
De la joie à la déception en passant par l'incompréhension. Voilà à quoi ont été confrontés plusieurs centaines de candidats de l'académie de Clermont-Ferrand en fin de semaine dernière.
Un ascenseur émotionnel dont ils se seraient bien passés à la suite du bug de Parcoursup, découvert vendredi, quelques heures seulement après le début de la phase d'admission.
« Il ne s'agit pas d'un bug mais d'une erreur humaine », rectifie d'emblée Rémi Noizier, chef du Service académique d'information, d'insertion et d'orientation pour le compte du rectorat.
Admise avant de se retrouver sur liste d'attenteÉvacuée la précision lexicale, que s'est-il passé précisément ? « Des formations, moins de 2% au niveau national, ont appelé un nombre d'élèves plus importants que ce qu'elles pouvaient contenir ».
Exemple avec la fille de Pierre-Marc Epstein. Élève au lycée clermontois de Sidoine-Apollinaire, elle a été admise dans la formation de son choix, en l'occurrence une formation sociale à l'Itsra, avant de se voir rétrogradée pour se retrouver finalement en 160e position sur la liste d'attente. Une place qui aurait du être la sienne sans ce faux espoir.
Si le problème a été détecté rapidement, que des messages ont été adressés aux élèves concernés et que les professeurs principaux ont été prévenus, le mal est fait pour les élèves.
« Cela impacte le moral des élèves »« Cela impacte le moral des élèves. C'est traumatisant à quelques jours du bac », regrette Pierre-Marc Epstein, président du conseil local FCPE au lycée Sidoine-Apollinaire. Sur place, une trentaine de cas ont été recensés. « Elle est actuellement en 130e place sur la liste d'attente et se pose la question de savoir si elle va passer son bac ».
Dans l'académie, ils seraient « quelques centaines sur les 15.600 que nous gérons », explique sans donner plus de précisions Rémi Noizier. Du coté des formations, « on peut les compter sur les doigts de la main ».
Dans les faits, il semblerait que ce soit essentiellement des formations qui ont intégré le processus Parcoursup pour la première fois cette année.
Un système d'alerte existe pourtantMalgré tout, ce mauvais paramétrage et cette confusion entre liste d'appel et liste d'attente de la part des responsables de formations impliqués sont sources d'incompréhension. « Cela n'a pas changé depuis l'an dernier. Ils ont normalement une alerte pour les prévenir quand ils renseignent un nombre d'appelés bien supérieur à leur capacité d'accueil », indique Rémi Noizier.
Pierre Peyret
