Un footballeur de l'Allier suspendu pendant treize ans pour avoir agressé un arbitre
Réunie mercredi soir, la commission de discipline du district de l'Allier a infligé une suspension de treize ans à un footballeur du club de Verneix (Allier).
« Il s'agit sans doute d'une des plus lourdes sanctions jamais infligées par le district », se félicite Julien Alligier, le président de la section bourbonnaise de l'Union nationale des arbitres de football.
Un jeune arbitre agressé à l'issue d'un match de football ce week-end à Désertines (Allier)
Les faits remontent au 15 février, à l'occasion d'un match du championnat de départementale 4, au stade Champlin, à Désertines. Alors qu'on approche de la fin du temps réglementaire, le joueur âgé de 39 ans est expulsé suite à un fait de jeu et des propos déplacés envers l'arbitre.
Le match se termine et, au moment où il rentre dans les vestiaires, le référé est pris à partie par le joueur qui lui aurait asséné un coup au visage. Dépêchés sur place, les médecins des urgences constatent que le jeune homme est blessé à l'oeil. Plusieurs jours d'ITT seront prescrits dans la foulée.
« Cette sanction est à la mesure de ce que l'on espérait. »
« Si l'affaire est peut-être terminée sur le plan sportif, elle ne l'est pas encore au pénal. L'arbitre a porté plainte et on attend une convocation devant le tribunal. »
Dans un communiqué, l'Union nationale des arbitres (UNAF 03) observe « qu'une suspension de 13 ans est conforme au barème disciplinaire de la FFF et témoigne d’une décision courageuse de la commission de discipline afin d’éradiquer ce fléau qui gangrène le sport en général et le football en particulier ».
Huit points de pénalité contre le clubLe club de Verneix n'a pas été épargné non plus par la commission de discipline qui a décidé de le sanctionner de huit points au classement « suite au barème de lutte contre la violence ».
Âgé de 21 ans, le jeune arbitre devrait reprendre la compétition. « Parfois, ce type d'agression peut stopper nette une carrière », observe Julien Alligier.
Fabrice Redon
