Coronavirus : 23 personnes testées sur le marché de Tulle ce samedi matin
Pour la première fois en Corrèze, l’Agence régionale de santé (ARS) a piloté, ce samedi matin, une opération "dépistage Covid gratuit", en partenariat avec la Ville, via son médecin municipal Laurent Brindel, et l’hôpital de Tulle.
Comment se déroulent l'accueil et la prise en charge
Magalie Mas, du Contrat local de santé, et Marie-Nadège Bordes, coordinatrice en santé publique, assurent l’accueil et expliquent aux passants comment bien mettre le masque et se laver les mains efficacement.
Les Tullistes sont invités à se frotter les mains au gel hydroalcoolique avant de les insérer dans une « boîte à coucou », où des ultraviolets permettent de révéler les zones mal lavées.La file la plus importante s'est formée vers 11 heures. Photo Stéphanie Para.
Une consultation gratuite avec le Dr Laurent Brindel est alors proposée. Ce dernier pose quelques questions et selon les réponses, il prescrit ou non le test.
Direction alors la troisième et dernière tente, où trois infirmières procèdent à un prélèvement nasopharyngé. L’action ne prend que quelques minutes et le résultat sera connu dans la soirée ; l’analyse est traitée dans la foulée à l’hôpital de Tulle, qui a acquis un automate.
Une secrétaire prend une pièce d'identité et s'occupe des démarches administratives pour respecter "l'indentitovigilance". Ce dépistage est gratuit, pris en charge par la Sécu.
Qui peut être accueilli
Laurent Brindel reçoit les personnes sans symptôme, désireuses de se rassurer, à l’image de Loan, 30 ans. Mais aussi celles qui ont de petits symptômes sans avoir pris le temps de consulter « pour si peu ». « On voit également des personnes qui sont de passage ou qui n’ont pas de médecin traitant », explique le praticien.
S’il décide d’un test, c’est lui, prescripteur de l’examen, qui recevra les résultats et préviendra les patients s’ils sont positifs.Laurent Brindel, médecin de la ville de Tulle. Photo Stéphanie Para.
Bruno, 57 ans, n’a finalement pas été testé, car il n’avait pas de symptômes. « J’avais eu comme une grippe en février, alors je voulais savoir. Mais le docteur m’a plutôt recommandé de voir mon médecin pour un test sérologique », explique-t-il.
Écarter tout risqueLa famille de Stéphane, elle, a été dépistée. Le couple et ses trois enfants, âgés de 5 à 15 ans, avaient une prescription délivrée la veille par le médecin traitant, car Stéphane présentait divers symptômes.
« Dérangement intestinal, courbatures, fièvre qui monte et qui descend… On a téléphoné à un labo, mais il fallait s’inscrire sur Internet. Alors, lorsque l’on a vu cette initiative à Tulle, on n’a pas hésité », explique le père de famille, enseignant, qui veut écarter tout risque avant de reprendre le travail lundi.
Pour cette famille meyssacoise, le test n’a pris que quelques minutes et le sentiment est le même : « Ce n’est pas agréable, mais ça ne dure pas longtemps ». La plus jeune, Margaux, se serait bien passée de l’expérience, mais pour les grands, c’est un mal pour un bien et « au moins, on sera fixé ».Des infirmières chargées du prélèvement nasal. Photo Stéphanie Para.
L'objectif d'une telle opération menée par l'ARS
Sophie Girard, directrice départementale de l’ARS, était présente sur le stand. « L’objectif de l’opération, c’est que les gens n’oublient pas que le virus circule et qu’il ne faut pas baisser la garde. Il y a du monde, on voit que les gens se questionnent. Certains sous-estiment de petits symptômes. Et puis cela nous permet d’avoir une bonne vision des choses ».
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Au total, au cours de la matinée, 60 personnes ont pris des informations, 50 ont bénéficié d’une consultation et 23 ont été testées. Les résultats interviendront en fin de journée.23 personnes ont été dépistées samedi matin à Tulle. Photo Stéphanie Para.
Laetitia Soulier
A Brive. Une opération similaire sera conduite à Brive, sur le parvis de la collégiale Saint-Martin, samedi 13 juin, à partir de 14 heures. L’initiative doit être reconduite à Tulle à une date restant à fixer, ainsi qu’à Ussel.
