Après la crise sanitaire, la préfète du Puy-de-Dôme dévoile ses priorités
Après avoir traité l’urgence, l’État doit désormais gérer les conséquences de la crise sanitaire. Au niveau départemental, la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a dévoilé trois priorités : l’éducation, la reprise économique et le tourisme.
L’éducationMême si l’année scolaire touche à sa fin, la préfète a rappelé son ambition de développer l’accueil des enfants dans les établissements scolaires (actuellement environ 30 %). L’accueil en temps partiel par l’Éducation nationale pourrait être complété, pour le premier degré, par des activités assurées à l’extérieur par des animateurs ou des associations dans le cadre d’une convention 2S2C (sport santé culture civisme) signée entre les collectivités et l’État. Neuf ont déjà été signées dans le département et une dizaine est en préparation. Pour la préfète, il s’agit non seulement d’un « impératif social et éducatif » mais également d’« un enjeu économique au regard des besoins de redémarrage des entreprises ».
L’économie Un enjeu d’autant plus important que l’impact chiffré est lourd : -34 % d’activité économique en Auvergne-Rhône-Alpes et +25 % de demandeurs d’emplois dans le Puy-de-Dôme.
« Les chantiers ont redémarré mais ils sont plus longs et plus coûteux en raison des protocoles sanitaires. L’État va donc soutenir l’investissement des collectivités »
Pour favoriser la reprise économique et accompagner les entreprises, l’État mise sur plusieurs leviers dont la commande publique avec une dotation d’aide à l’investissement des collectivités (un milliard d’euros au niveau national qui pourrait, au niveau départemental, multiplier par trois les dotations habituelles) et une clause de sauvegarde sur les recettes pour compenser les pertes financières des communes dues à la crise.
Le tourismeTout comme le secteur du bâtiment, ceux de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce ont beaucoup souffert de la crise.
L’été pourrait relancer leurs activités et c’est pourquoi la préfète s’est engagée à faire converger les initiatives pour « vendre notre destination collectivement ». Avec « la réouverture la plus rapide possible des grands équipements touristiques » et « le développement d’activités de loisirs de proximité pour les enfants », la saison estivale pourrait redonner un peu de couleurs à une économie qui fait grise mine depuis près de trois mois.
Maud Turcan
