Aurillac face à l'Everest montpelliérain pour préparer au mieux le retour à la Pro D2
S'il est encore trop tôt pour se prononcer sur ce que sera la saison du Stade Aurillacois - d'autant que bien malin est celui qui pourra affirmer que ladite saison se déroulera de façon linéaire, Covid oblige - au moins le club cantalien a mis de son côté toutes les chances pour être fin prêt le 4 septembre.
Une préparation aussi salée que savoureuseAvec dans le viseur un déplacement à Vannes qui doit permettre au Stade de renouer avec une Pro D2 qui l'a laissé frustré bien qu'un peu soulagé au printemps, Roméo Gontinéac et son staff ont mitonné une préparation aussi savoureuse que salée.
Pensez-donc ! L'ASM en amuse bouche pour une opposition raisonnée, avant un Montpellier Hérault Rugby aux allures d'ogre en plat de résistance.
Le maître-mot de la rencontre de ce soir est clair : "monter en intensité". Pour Roméo Gontinéac, le choc face à Montpellier doit permettre au Stade de se rapprocher de ce qu'il vivra en Pro D2.
Le premier choc d'une préparation relevéeCe choc, bien qu'amical, ce soir, regorge d'avantages pour les Cantaliens, en commençant par cette occasion de se frotter au haut, très haut niveau. De quoi n'être pas dépaysé quand il faudra rejoindre la Bretagne.
L'idée générale est simple : monter en intensité. Dans le jeu et dans la durée, avec un temps de jeu optimisé pour ceux qui seront sur le pré ce soir.
"Contre l'ASM, on était pas à 100%. Même s'il y a eu de très bonnes choses et d'autres à améliorer, l'objectif est de monter en intensité", développe justement Romeo Gontinéac.
Donner le plus de temps de jeu possible à tout le monde"A Clermont, tout le monde avait eu 30 minutes. Là, l'objectif est que la plupart des joueurs aient 50 à 60 minutes". C'est pour cette raison que le staff a opté pour un groupe plus restreint que celui envoyé au Michelin.
Dans l'Hérault, ils seront une trentaine, de quoi partager les minutes au GGL Stadium et amener chacun vers ce qu'il devra encaisser en termes d'intensité à la Rabine. " Si on part avec 45 joueurs, on ne monte pas en intensité", insiste le technicien cantalien.
Suivant ce même schéma, les joueurs non retenus pour ce soir sont appelé à disposer du même temps jeu que les heureux élus de ce MHR-Stade, jeudi 27 août, face à Nevers à Jean-Alric.
Un travail spécifique poussé sur l'arbitrage du jeu au solDeux mois après s'être retrouvés au sortir du confinement, les Aurillacois ont déjà eu le temps de peaufiner leur forme physique et leur maîtrise des lancements, de la conquête et de la défense. Avec en prime un travail spécifique sur les consignes données aux arbitres quant à la règlementation du jeu au sol.
De l'apport "très pédagogue" de l'arbitre international Romain Poite face à l'ASM, à la particpation, mardi, à l'entrâinement d'un autre homme au sifflet, Ludovic Cayre, le Stade a pu s'imprégner de ce qui l'attend dans 15 jours.
Ce sera peut-être - sûrement - plus relevé d'ailleurs, ce soir, au GGL Stadium. Mais c'est tant mieux. Parce que, sans faire injure à qui que ce soit, se frotter à un Everest avant d'aborder le Mont Blanc par la face Nord ne peut être qu'un facilitateur dans la quête d'ascension des Aurillacois.
Autour de joueurs d'exérience comme Cassan, Roussel et Maituku, le staff a composé un groupe avec un bon mélange où les recrues et les jeunes sont en bonne place. Photo Jeremie Fulleringer
Les recrues en bonne place dans ce premier groupeMené par des premiers de cordée rodés aux grands défis, tels Roussel, Maituku Yobo ou Cassan, le groupe concocté par le staff s'annonce comme un bon mélange, avec la présence de 8 des 9 recrues estivales (seul Profit ne devrait pas en être, ce soir) et des jeunes qui auront leur mot à dire, à l'image de Rouquette ou Gogoladze, Aurillac s'est donné les moyens de bien travailler.
Sur les coups de 22 heures, ce soir, dans l'Hérault, il ne sera pas question d'imaginer que le Vannes-Aurillac de la première journée sera forcément un copier-coller de ce match amical. Mais ce choc livrera de précieux enseignements et autant de pistes de travail à peaufiner contre Nevers.
Ce qui est certain, c'est que ce premier rendez-vous donne l'eau à la bouche. Parce que le rugby reprend ses droits. Et avec lui, ce doux parfum dans l'air qui porte les effluves des rêves d'une saison réussie. Alors place au jeu !
Jean-Paul Cohade
