Nicolas Vanier et Julie Gayet présents à Clermont-Ferrand pour une avant-première du film Poly
Poly, ce sont les aventures de la toute jeune Cécile, qui arrive dans un village du sud de la France où son intégration n’est pas franchement évidente, et du poney Poly, star maltraitée d’un cirque de passage. Il est donc question d’évasion, de poursuite, de grands espaces, d’enfance et d’amitié.
Poly, c’est donc le dernier film de Nicolas Vanier. Après le succès de Belle et Sébastien, le réalisateur-baroudeur poursuit dans un cinéma touchant et familial, qui aborde toujours les grands sujets de société avec une grande dose de bienveillance et le souci de montrer la nature dans ce qu’elle a de plus beau… en l’occurrence les Cévennes gardoises qui ont servi de décor idéal au film : « J’ai trouvé là-bas, tout ce que je voyais dans mes rêves ».
Le jeu de l'oie selon Nicolas Vanier
Nature et 60'sL’histoire est inspirée d’une célèbre série à la télévision (à l’époque où elle était encore en noir et blanc) et des souvenirs personnels de Nicolas Vanier (lors notamment d’un périple d’un an et demi avec un cheval pour seul compagnon dans le Grand Nord américain). Le tout trempé dans l’ambiance insouciante, les plus beaux clichés, les combats, l’humour des années soixante. Forcément charmant. Poly ne sortira en salle que le 7 octobre, mais il a été présenté, ce vendredi 21 août, en avant-première, à Clermont-Ferrand (dans les cinémas Val Arena et Ciné Dôme) en présence du réalisateur et de la comédienne Julie Gayet qui interprète la maman de Cécile (Elisa de Lambert). Patrick Timsit et François Cluzet sont également à l’affiche.
Cause animaleDeux séances et deux échanges riches et sympathiques avec le public pour défendre ce film, positivement accueilli. Le temps d’évoquer les questions de direction d’acteurs, d'aleas de tournage ou d’aborder la vaste réflexion sur la relation entre les hommes et les autres animaux… qu’ils comblent nos cœurs ou nos assiettes. Sur ce sujet, un simple appel à la responsabilité écologique a gommé toute forme de militantisme de la part des artistes.
Des baptêmes de poney, en partenariat avec la FFE, étaient organisés devant Val Arena.
Pour en revenir au film, « j’ai voulu montrer la complicité unique entre une petite fille et un poney, basée sur une confiance réciproque où chacun donne à l’autre ce qu’il a de meilleur et où le respect et la bienveillance sont la règle. Ces valeurs, ce sont les miennes et ce sont aussi celles de la FFE. » Une référence appuyée à la fédération française d’équitation qui se prolonge en un véritable partenariat au moment de faire la promotion de Poly. Hier, lors de l’étape clermontoise de ce tour de France d’avant-premières, des animations (principalement des baptêmes) étaient en effet proposées gratuitement aux familles.
Pierre-Olivier FebvretPhotos Rémi Dugne
