Des passes à poissons en chantier sur les rivières du Puy-de-Dôme
Les poissons ne sont pas casaniers. Ce sont au contraire de grands voyageurs qui n’hésitent pas à parcourir des kilomètres pour aller se reproduire ou pour mener une autre vie.
Trois cents lieux identifiés dans le Puy-de-DômeMais l’homme, depuis le XIXe siècle, la Révolution industrielle et les premiers barrages hydroélectriques, leur a mis des bâtons dans les roues. Ou plutôt des obstacles sur leur trajet.
L’Allier, l’Alagnon, les Couzes, la DoreDans le département du Puy-de-Dôme, l’Allier, l’Alagnon, les Couzes, la Dore sont parcourues par les grands migrateurs. Parmi eux, le saumon, qui se reproduit en rivière et va grandir en mer, à l’inverse de l’anguille, qui revient dans nos terres et nos rivières pour vivre sa vie alors qu’elle naît dans l’océan.
La rivière Allier à elle toute seule compte une trentaine d’espèces qui, si elles ne peuvent plus migrer, risquent de dégénérer voire de disparaître.
« Un brassage génétique est nécessaire »
D’où l’idée des passes à poissons. L’une des dernières en date a été mise en place à Longues, après le pont des Goules, sur la commune de Vic-le-Comte. Trois cents lieux ont été identifiés dans le département ; un tiers environ ont été réalisés. Tous devront l’être d’ici 2023.Il s’agit, comme à Longues, de sortes de pans inclinés rugueux qui se rapprochent des conditions naturelles. Les saumons, anguilles, truites, brochets et autres lamproies devraient pouvoir ainsi couler des jours heureux.
Véronique Lacoste-Mettey
