« De toute façon, il n'y a plus vraiment le choix... » : Vichy (Allier) n'a pas échappé au rush sur les vaccins
« Il y a eu un effet immédiat », confirme Sébastien Delamare, directeur du cabinet du maire de Vichy et coordinateur de la campagne vaccinale locale. « On a tout de suite eu des réservations de créneaux en ligne. On a dû en rouvrir 400. Ils sont partis en une heure. » Ce mardi, près de 1.400 doses, dont la moitié de primo-injections, ont ainsi été administrées au centre de Vichy. Un rythme aussi soutenu qu’il ne l’était au printemps, lors du premier grand rush vaccinal.
« Je n'ai jamais vraiment eu l'envie de me faire vacciner, mais là je n'ai plus le choix sinon je n'ai plus de travail »
L'espoir d'une vie normaleMais s'ils sont venus en nombre, les candidats au vaccin ne sont pas tous venus de gaieté de coeur. Loin s'en faut. On n'a pas vraiment le choix si on veut continuer à avoir une vie normale, exprimait ainsi Jean-François, 43 ans, avant de subir sa piqure. « Je reste sceptique par rapport au vaccin, sur lequel on n'a pas encore beaucoup de recul. Mais bon, après les annonces, je me suis décidé quand même...». Un choix rapide et contraint qui a aussi été de mise chez cette aide-soignante de 23 ans originaire du bassin vichyssois : « Je n'ai jamais vraiment eu l'envie de me faire vacciner, mais là je n'ai plus le choix sinon je n'ai plus de travail. Mais s'il n'y avait pas eu cette obligation professionnelle, ca ne m'aurait pas dérangée de ne plus pouvoir aller au restaurant faute de vaccin...». Après les annonces présidentielles, le centre de vaccination de Vichy a retrouvé un rythme dépassant les plus de 1.000 injections par jour.
Contraints ou non, donc, très nombreuses ont été les personnes à pousser les portes du centre de vaccination vichyssois ce mardi. Et la cadence ne devrait pas baisser ces prochains jours : fermé en ce jour férié, le centre devrait à nouveau connaître une vive influence, avec plus de 1.200 piqûres par jour, jeudi et vendredi. Deux journées où des créneaux seront aussi réservés aux professionnels qui seront concernés, en août, par l’obligation du pass sanitaire, tels les agents de santé ou les personnels d’hôtellerie et restauration.
Le centre de vaccination à plein rythme jusque fin juilletUn net « effet annonces », comme résumé par le médecin coordinateur du centre, Nicolas Rougier, qui a logiquement nécessité une réorganisation. Alors que le centre ne devait plus fonctionner que trois jours par semaine dès lundi prochain, face notamment aux vacances scolaires et à la baisse de la demande vaccinale observée depuis juin, il restera finalement ouvert du lundi au vendredi. Et ce jusqu’à la fin juillet… Pour le moment.
« Après, on verra », précise Sébastien Delamare. « Plus de mille injections par jour, c’est aussi un rythme soutenu pour les équipes du centre, qui ont déjà beaucoup donné. Mais on doit s’adapter. On le fait depuis le début de la crise. »
Pierre Geraudie
