Jérémy Wanin à l'assaut de la Pro D2 avec le Stade Aurillacois
Il a déjà cogné plusieurs fois à la porte de la Pro D2 avec Albi, mais c’est avec Aurillac qu’il va y goûter. À 37 ans et après 4 saisons comme entraîneur dans le Tarn, Jérémy Wanin passe un nouveau cap grâce au Stade.
Un saut dans une nouvelle division et un nouveau club pour l’ancien ouvreur ou centre, formé à Albi jusqu’en Espoirs avant de basculer dans le giron fédéral à l’occasion de la Coupe du monde 2007 en France.
« Je venais d’avoir ma licence Staps et j’ai eu l’opportunité d’avoir un poste de CTR. D’abord pour un CDD de deux ans qui s’est transformé en CDI. J’en ai profité pour passer mes diplômes ».
Pas un inconnu pour les clubs du bassin aurillacoisC’est dans le Lot que l’ex-trois-quarts - qui a continué sa carrière comme joueur à Gourdon durant dix ans au niveau amateur - a exercé ses missions, avec déjà un lien avec le Cantal, du fait du statut particulier du comité départemental, alors partagé entre comité du Limousin et de Midi-Pyrénées. De quoi en faire un visage connu pour certains clubs auvergnats, tels Saint-Paul-des-Landes ou Saint-Simon, et de croiser des Aurillacois qu’il va côtoyer au quotidien.
J’ai eu la chance de rencontrer Alain Belguiral qui m’a accueilli à bras ouverts, m’a installé, m’a présenté la ville et les personnes importantes dans le club et je l’en remercie.
Un temps, il a envisagé de revenir à son ancien poste de CTR après la fin de l’aventure albigeoise et avant qu’Aurillac ne décroche son téléphone pour lui proposer la succession de Maxime Petitjean. Et c’est le genre de train qu’on ne laisse pas passer.
Si le stade est encore en phase de préparation physique, le ballon est très rapidement arrivé dans les séances, de quoi commencer sérieusement à intégrer les lancements de jeu
« C’est un nouveau challenge, pose le trentenaire. Je me mets aussi en danger, personne ne me connaît trop et j’apprends encore à connaître aussi le staff. Mais après des discussions avec les dirigeants, Roméo (Gontinéac), et après une concertation familiale, on a choisi de relever ce challenge ».
Des structures de jeu proches de ce qu’il faisait déjà à AlbiEt c’est un beau défi qui se profile pour l’entraîneur qui rejoint un groupe certes en partie renouvelé mais avec - entre autres - une base très solide au niveau de la conquête pour nourrir sa vision du jeu de trois-quarts qui colle avec celle revendiquée par l’entraîneur principal.
« On a eu des discussions avec Roméo et on était déjà à peu près sur la même longueur d’onde en termes de rugby », souligne le coach, qui goûte notamment particulièrement « le fonctionnement sur la répartition des joueurs ». « Ce sont des structures que je bossais déjà depuis 4 saisons », précise l'ancien Albigeois.
« J’aime travailler sur le jeu de couloir pour créer de l’avancée et étirer les défenses, mais il n’y a pas que le jeu de trois-quarts, c’est une question de connexion entre avants et trois-quarts sur l’ensemble de la largeur du terrain. Et de ce que j’ai vu, on a des joueurs en capacité de le faire. Il n’y a plus qu’à ! »
Avant de faire prendre cette mayonnaise dans le jeu, le petit nouveau du staff a pu profiter du stage de cohésion au Lioran pour s’imprégner du fonctionnement du club et connaître ce groupe avec lequel il va désormais évoluer.
Dans le même temps, ce natif de la région parisienne qui a débarqué à Albi à 10 ans, appréhende son nouvel environnement, pas si éloigné que ça du Tarn ou du Lot qui furent ses terrains de jeu.
Un place à prendre dans le paysage« Pour moi Aurillac c’était d’abord la montagne et un peu le froid, sourit Jérémy Wanin. Et puis ce n’est pas loin du Lot, ce sont deux départements plutôt ruraux, avec des valeurs profondes bien ancrées, que j’ai retrouvés ici. Et ce sont des paysages que j’apprécie ». À lui désormais de prendre toute sa place dans le paysage rugbystique aurillacois.
Texte et photos : Jean-Paul Cohade
