Pourquoi le prix des carburants augmente et cette hausse va-t-elle durer ?
« Où payer son carburant moins cher dans le Puy-de-Dôme ? Quelle est la station-service qui vend l’essence et le gasoil les moins chers près de chez vous ? » Le site carburants.org dresse une liste réactualisée en permanence des établissements.Pour le gasoil, le prix va de 1,548 € le litre à 1,829 € ; de 1,648 € à 1,999 € pour le sans-plomb 98 et de 1,658 € à 1,799 € pour le sans-plomb 95.
Il n’y a que l’embarras du choix des sites sur internet : il suffit de taper « carburants Puy-de-Dôme » et vous êtes – plus ou moins – renseigné, sachant que les prix varient, légèrement, en fonction du site et du moment où vous vous connectez.
Quelques sites pour y voir un peu plus clair et trouver la station où le carburant est le moins cher : carburants.org ; mon-essence.fr ; zagaz.com...
Ce qui est certain, confirme Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem, c’est que les tarifs sont « à un niveau très élevé ». Plus hauts que lorsque la flambée des prix a engendré le mouvement des Gilets jaunes, à l’automne 2018. « Le prix du baril était à 85 € », se souvient Flavien Neuvy, « au même niveau qu’aujourd’hui ». Ce qui a changé, c’est la situation économique.
Quand l’économie tourne à fond, les prix ont tendance à augmenter.
« Il y a un autre élément », ajoute-t-il.
Si le dollar augmente, ça renchérit encore le prix du pétrole.
Les prix varient-ils d’une région à l’autre ? « Ça se joue à la marge, à 2 ou 3 centimes près, en fonction de la distance des raffineries ». Car ce sont bien les taxes et le prix du baril de pétrole qui alourdissent la facture.Pour autant, comment faire en sorte que cette hausse ait le moins de répercussions possibles sur le pouvoir d’achat ? Rouler moins certes, mais même si le télétravail a eu « un impact énorme sur les déplacements quotidiens », les comportements « jouent peu ».Beaucoup d’automobilistes, notamment les ruraux, n’ont souvent pas d’autre choix que prendre la voiture. Réduire sa vitesse peut être une solution.
Si on lève le pied, on peut gagner 2 à 3 litres aux 100 km.
Une bonne idée sachant que, d’après lui, « ça peut encore augmenter ». Et de rappeler qu’en 2012, le prix du baril avait atteint… les 147 $ !
Véronique Lacoste-Metteyveronique.mettey@centrefrance.com
