Pourquoi le déménagement d'Enedis sur la zone de Laroche, à Brive, permet-il de faire d'une pierre deux coups
Depuis plusieurs mois, Enedis souhaitait déménager de son site historique de l’avenue Roosevelt, à Brive. « On était à l’étroit, mais c’était aussi complexe de manœuvrer avec les engins. Cela ne faisait pas bon ménage avec les activités environnantes comme les allées et venues des lycéens de Cabanis tout proche. » Marc Lagouardat parle déjà au passé. Le directeur régional d’Enedis en Limousin, venu vendredi 14 janvier, poser le premier parpaing du futur site du spécialiste des réseaux de distribution d’électricité, s’y voit déjà.
Parcelle dite « premium »Il s’y voit déjà sur cette parcelle que Frédéric Soulier, président de l’Agglo de Brive, aime qualifier de « premium », à l’angle de la rue Lucien Nouet où l’on trouve les locaux tout neufs de Faurie, et de l’avenue des droits de l’Homme.
De là, on a une vue sur l’arrière de l’usine de jambon Soham (en activité, mais toujours pas inaugurée) ou encore de Viapost. Un peu plus loin, on aperçoit le mastodonte Chronopost qui compte aussi doubler sa surface. « Depuis que Laroche est ouverte à la promotion, 54.000 mètres carrés de bâtiments ont été construits. Quand la zone sera pleine, on sera à 100.000 mètres carrés », calcule-t-il.
Marc Lagouardat s’y voit déjà sur ce site « moderne, plus fonctionnel, répondant aux normes énergétiques ». 1.174 mètres carrés de bureaux et 1.074 mètres carrés de locaux techniques (ateliers et garages) sont en train de sortir de terre sous la supervision du groupe d’ingénierie Philippe Marraud.Marc Lagouardat directeur régional d'Enedis.
Soixante-douze agents de Brive et d’Objat déménagentOn y trouvera aussi des bornes de recharge pour des véhicules électriques, des ombrières photovoltaïques… En bref, ce qu’il se fait de mieux pour soixante-douze agents d’Enedis jusque-là basés sur le site historique de l’avenue Roosevelt, mais aussi sur celui d’Objat.
Isabelle Chevalier, directrice d’Enedis en Corrèze, a rappelé « l’importance de la proximité pour entretenir les 14.000 kilomètres de réseau basse et moyenne tension du département. Ce projet témoigne de notre engagement durable sur le territoire ».
Du foncier récupéré et des bâtiments détruitsLe territoire où le foncier se fait rare va tirer profit de cette opération immobilière. La mairie compte récupérer le site de l’avenue Roosevelt pour fluidifier l’accès aux établissements scolaires. GRDF, qui partage les locaux, doit aussi quitter les lieux pour s’établir en face de la cuisine centrale. Les bâtiments seront détruits.
« C’est un vrai projet urbain, a indiqué le maire de la ville. Il y aura un parking, une aire pour les bus. Mais pas que… On peut aussi imaginer des logements. » Et pourquoi pas une ouverture avec l’avenue Emile-Zola, car le site relie les deux artères.
Le déménagement des agents d’Enedis est prévu en octobre prochain. Marc Lagouardat a raison de s’y croire déjà. C’est demain.
Emilie Auffret
