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Февраль
2022

Accident de chasse mortel : à Flagnac dans l'Aveyron ainsi que dans le Cantal, l'émotion après le tir fatal

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le ciel était bas, hier, à Flagnac. Comme le moral de beaucoup des 1.000 habitants de cette commune, située en hauteur du Lot et à une demi-douzaine de kilomètres de Decazeville (Aveyron).

Car c’est ici qu’a grandi Mélodie Cauffet, une jeune femme de 25 ans dont la vie a été ôtée par une balle perdue, tirée lors d’une battue aux sangliers sur le territoire de Cassaniouze, dans le Cantal, à trente minutes de route. « C’est douloureux », « c’est malheureux » estiment les premières personnes rencontrées dans le centre du village aveyronnais, dont une vieille dame qui venait d’apprendre que la victime était originaire du village. « Elle s’est installée à Almont-les-Junies (un village limitrophe environ deux fois moins peuplé, NDLR) il y a trois mois », précise un de ses anciens camarades de classe, sur la place principale de Flagnac.

Les yeux rougis par l’émotion, il accepte de parler, avec pudeur, de celle qu’il a connue en primaire :

C’est son grand frère qui m’a appris la nouvelle hier soir. Quand j’étais petit, je jouais avec elle dans la cour de l’école. Je la croisais parfois quand elle venait chez ses parents puisque mes grands-parents habitent en face. Je me souviens aussi que quand je l’avais croisée à une soirée, elle m’avait demandé beaucoup de nouvelles. De moi et de ma famille. C’était quelqu’un de très réservé. Elle aimait se balader si j’en crois son compte Instagram. Il y a plein de photos de nature.

La place principale du village hier matin.À ses côtés, une autre ancienne camarade de classe de la victime, encore sous le choc, évoque également une personne réservée et appréciée : « C’était une fille discrète. Elle se promenait avec son chien, oui. Elle ne se mêlait pas trop de la vie du village. Ses amis, elle les avait en majorité rencontrés au collège Paul-Ramadier, à Decazeville. Je ne sais pas où elle travaillait récemment. Je sais qu’elle était au Bricorama de Decazeville il y a quelques années puis après, elle avait passé son permis poids lourd. Je n’ai pas les mots… Je ne réalise pas trop. On pense à sa famille. »

« Elle était gentille, très discrète. Je voyais de temps en temps ses parents au café »

« J’ai un peu de mal à réaliser aussi, reprend le jeune homme. Je ne comprends pas qu’on puisse mettre un fusil dans les mains d’une fille de 17 ans. Je trouve que ce n’est pas assez visible quand il y a une battue. Il faut effectuer des recherches fouillées sur Internet. Quand je vais aux champignons avec ma mère, je ne suis pas toujours rassuré. Quand on entend des coups de feu, on crie pour signaler notre présence. Il y a un gros manque de communication. Les personnes âgées ne vont pas voir sur Internet quel jour et à quelle heure il y a une battue. Il faut mettre des pancartes à l’entrée des bois. Ça doit faire du bruit cette histoire. » Au café du village aussi, l’un des sujets de discussion était, hier, la cohabitation avec les chasseurs.

L’exemple de Morgan Keane, un habitant du Lot de 25 ans, tué par une balle perdue en décembre 2020, tout près de chez lui alors qu’il coupait du bois, est évoqué. « Je ne suis pas contre la chasse mais ça fait peur, glisse Christian. Dans un village, il y en a toujours un ou deux, c’est des fous furieux. Ils ne respectent plus rien. Ils passent à fond en 4X4 dans les chemins. Quand ils sont en bande, ils se sentent trop forts. Quand ils sortent, on dirait des cow-boys. » Comme beaucoup dans la commune, il avait croisé la jeune victime. « Elle était gentille, très discrète. Elle était toujours avec son chien. Son grand-père avait été maire de la commune à une époque. Son père est infirmier à l’Ehpad Sainte-Marie. Très discret aussi, travailleur, comme elle. Il s’est démené pour ses enfants. Je voyais de temps en temps ses parents au café. »

« Deux familles brisées »

Thierry est le patron de l’établissement : « J’ai vu Mélodie il y a deux jours ici (vendredi, NDLR). Je connaissais bien son frère. Hier soir, il y avait une soirée organisée par le comité des fêtes, avec des jeunes, ça devait être une sale ambiance. Elle avait tous ses amis ici. »

« Je ne pense pas qu’il faut interdire la chasse, estime José, habitant un village voisin, car il y a beaucoup de sangliers et ils font des dégâts, mais localement, l’état d’esprit des chasseurs, c’est de garder un gros volume de sangliers pour garder le plaisir de la chasse. Il faudrait que le sanglier soit classé comme nuisible car c’est un danger public pour les touristes, pour les VTT… Et comme ça, n’importe quel chasseur pourrait, s’il en croise les tuer au plomb, à la chevrotine. » « Il faudrait interdire la chasse à balles les mercredis après-midi, samedi après-midi et dimanche après-midi, juge un autre client du café, originaire de Viviez, à quelques kilomètres et qui est un ancien chasseur. La fille qui a tiré, elle doit être sûrement aussi motivée sur la sécurité que les vieux chasseurs. C’était de la malchance. Si on interdit la chasse, c’est l’invasion de tous les sangliers. »

Du côté cantalien, à Cassaniouze, Pierre est un agriculteur vivant et travaillant dans un lieu-dit tout proche de l’endroit du drame. « La fédération des chasseurs se sent intouchable, peste-t-il. J’ai 54 ans, je suis père de deux filles de 15 et 18 ans. J’habite à 700 mètres (de l’endroit où s’est produit le drame, NDLR). Cela aurait pu être mes filles. Si elles étaient allées se promener, elles auraient pu être tuées. Ma pensée va pour la famille. J’ai passé une nuit blanche. Cela m’a touché. Les balles sont trop dangereuses. Il y en a qui tirent même les chevrettes avec. »

Le bourg de Cassaniouze dimanche en début d'après-midi, 24 heures après le drame.Au village, Pascale a le ton plus calme mais fait, elle aussi, preuve d’empathie.

Tout le monde est en mode recueillement et dans la tristesse. C’est la communauté rurale qui est touchée. C’est deux familles brisées, celle de la randonneuse et celle de la chasseuse et même deux autres familles avec celles de leurs petits amis respectifs. Maintenant, il faut laisser faire les instances.

« Je suis touchée comme tout le village et toute la France je pense, confie une autre habitante de la commune. Cela aurait pu être n’importe qui, quelqu’un qu’on connaît. Hier (samedi), vers 17 heures, j’avais vu un fourgon de gendarmerie me doubler : j’ai demandé à mon ami gendarme ce qu’il s’était passé. C’est comme ça que j’ai su. » 

Clément Bessoudoux







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