Inquiétude autour des parrainages, les candidats devant le Medef, emploi fictif pour Fabien Roussel ? L'actu de la campagne ce lundi
L'inquiétude du jour
Mobilisation. Plusieurs candidats ont exprimé ce week-end leur inquiétude sur la campagne de parrainages en cours. Christiane Taubira, Marine Le Pen et Eric Zemmour sont venus tour à tour sonner le tocsin.
La candidate du Rassemblement National a ainsi déclaré qu'elle n'avait « jamais été aussi inquiète » au micro de France Inter ce dimanche 20 février et dénonce « une situation démocratiquement terrifiante ».
Eric Zemmour était lui sur CNEWS et sur cette question, il a répondu qu'il n'avait « aucune certitude » d'obtenir les 500 parrainages requis pour accéder au premier tour de l'élection.
Même son de cloche du côté de Christiane Taubira, invitée de BFM-TV, qui, malgré 600 promesses de parrainages, ne totalise pour le moment que 86 signatures. « Nous sommes dans une interrogation démocratique », estime-t-elle.
La polémique du jourSoupçons. Mediapart accuse Fabien Roussel d'avoir été rémunéré pour un poste d'assistant parlementaire d'un député du Nord entre 2009 et 2014, sans véritablement exercer cette fonction.
Un soupçon d'emploi fictif étayé par le fait que le candidat du Parti communiste n'a pas été en mesure de fournir des preuves de ce travail au journal en ligne, aucun SMS, mails ou documents.
Fabien Roussel s'est défendu ce lundi matin sur Europe 1 affirmant que « des dizaines de personnes pourront dire ce que nous avons fait ensemble, les combats que nous avons menés ensemble ». Il a aussi réfuté le fait d'être payé 3.000 euros par mois. « J’ai commencé à 2 460 euros net, j’ai les documents. Et je crois que j’ai fini à 2.700 », a-t-il déclaré.
Le décryptage du jourAddiction. Les sondages faussent-ils la campagne ? Notre époque en est complètement accro. Il faut dire que les sondages politiques ont un côté addictif pour les équipes des candidats comme pour les commentateurs. Nous sommes passés de 193 sondages diffusés en 2002… à 560 en 2017.
Nicolas Hubé, professeur en sciences de l’information et de la communication à l’université de Lorraine, nous résume la situation : « Les sondages, comme s’ils étaient une prophétie autoréalisatrice, finissent par avoir une influence sur l’offre et à créer des stratégies de ralliement ».
Il poursuit : « Méthodologiquement, on ne sait pas comment ils sont calculés et redressés, à savoir corrigés par rapport aux données brutes. On n’est plus là dans le thermomètre, mais dans le doigt mouillé ».
Retrouvez l'ensemble de son analyse dans notre article.
Le grand oral du jourInterro surprise. Yannick Jadot, Fabien Roussel, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Marine Le Pen et Eric Zemmour présentent aujourd'hui leur programme économique devant le Medef.
Au programme, « responsabilité environnementale et sociale et de l’innovation technologique » pour le candidat écologiste. Relocaliser, réindustrialiser et augmenter les salaires pour le candidat communiste. Augmentation du temps de travail, réforme des retraites et de l'assurance-chômage pour Valérie Pécresse.
— Mouvement des Entreprises de France (@medef) February 21, 2022L'article à lireFarces et attrapes. Votez pour le rire ! C’est le mot d’ordre des humoristes qui « s’engagent » à leur manière dans la campagne électorale. Nous revenons dans nos colonnes sur les « candidatures » du doyen Olivier Lejeune et le culotté Pablo Mira.
Cofondateur du Gorafi (site d'infos parodiques), Pablo Mira dévoile un programme dans son livre Pour une France plus mieux, avec quelques mesures... étonnante : déringardiser l’armée, débloquer 500 millions contre l’acné ou encore une douche gratuite pour les intermittents.
Olivier Lejeune revient, lui, avec un jeu de société appelé sobrement Le jeu du Président. La course à l’Élysée étant un vaste parcours semé d’embuches, de rebondissements et de trahisons, le comédien lui a donné vie dans l’esprit d’un Monopoly.
Comment les humoristes parviennent à s'amuser de la campagne, tour d'horizon dans notre article.
Julien Jégo
