Le Sommet de l'élevage met le cap sur la Mongolie pour son édition 2022
Ancien président du groupe d’amitié France-Mongolie à l’Assemblée nationale, Marc Fesneau a naturellement, en hôte du jour, ouvert les débats, soulignant que « le modèle français d’élevage était à valoriser », tout en confirmant au passage sa venue en Auvergne lors de la 31e édition du Sommet de l’élevage qui se déroulera du 4 au 7 octobre à la Grande Halle d’Auvergne.
Durabilité et transmissionCette édition, qui signe l’entrée dans sa quatrième décennie du premier salon européen de l’élevage, sera placée sous le signe de la durabilité et de la transmission. Le but étant de faire du Sommet la référence mondiale en matière d'élevage éco-responsable. « Ces deux thèmes sont intimement liés. La transmission et l’installation sont une préoccupation majeure car sans renouvellement des générations, il n’y aura pas de durabilité. Pour faire tourner les exploitations et occuper le territoire, il faut des bras », a insisté Jacques Chazalet, le président du Sommet. « 50 % des éleveurs de ruminants en France vont partir à la retraite dans les dix prochaines années. Si l’on veut, demain, consommer de la viande française, l’enjeu est là », a complété Bruno Dufayet, le président de la Conférence nationale de l’élevage (CNE).
L’un des gros temps forts du rendez-vous auvergnat sera le concours national charolais, la première race bovine européenne avec 1,3 million de vaches en France.
"Les similitudes avec le Massif central"Nyamkhuu Ulambayar, ambassadrice de Mongolie en France, a expliqué l’importance que revêt la mise à l’honneur de son pays au Sommet de l’élevage. Malgré un cheptel de 67 millions d’animaux pour seulement 3,4 millions d’habitants, la Mongolie reste importatrice nette en matière agricole. Or, idéalement placée entre la Russie et la Chine, à proximité de l’immense marché asiatique, elle ambitionne de devenir une grande nation exportatrice. « Notre présence au Sommet doit nous permettre d’approfondir les opportunités de partenariats afin de mettre en place avec les acteurs français et étrangers une coopération mutuelle bénéfique. Pour être venue en plus l’an passé au Sommet, je peux confirmer les similitudes entre nos steppes et les prairies du Massif central », a-t-elle dit.
La Géorgie en 2023À cinq mois de l’événement, les choses se présentent bien, avec un chapiteau plus grand pour accueillir les bovins viande et 10.000 m2 de surfaces d’exposition supplémentaires pour le machinisme. « Après le petit coup d’arrêt de la pandémie, nous devrions battre le record d’exposants avec plus de 1.500, dont 20 % en provenance de 32 pays et passer pour la première fois le cap des 100.000 visiteurs », conclut Fabrice Berthon, le commissaire général.
Et l’édition 2022 n’a pas encore eu lieu que l’on connaît déjà l’invité d’honneur de 2023 : la Géorgie. « Un certain nombre de projets en ovins et caprins sont en cours avec ce pays », a justifié Benoît Delaloy, le responsable international du Sommet.
Dominique Diogon
