Covid-19 : les premières conséquences de la rentrée scolaire
Septembre marque aussi la rentrée du Covid-19 en France. Alors que la circulation du virus avait augmenté cet été à cause du tourisme et des événements festifs, la rentrée des classes s’annonçait comme un moment propice à la diffusion du virus dans les écoles, les bureaux et les transports publics.
C’est à cette occasion que l’agence nationale Santé publique France a mis à jour mercredi 20 septembre son dernier bulletin d’information concernant l’évolution de l’épidémie pour la semaine du 11 au 17 septembre.
Une synthèse de l’évolution des prises en charge pour suspicion de Covid-19, et non des cas testés positifs au coronavirus. Malgré tout, il s’en dégage un constat qui appelle à la vigilance : deux semaines après la rentrée, ces prises en charge sont en augmentation chez les enfants.
Des cas de Covid-19 surtout chez les moins de 15 ans
Pour donner un peu de visibilité aux conséquences de la rentrée scolaire sur la propagation du virus, porté par l’émergence d’un nouveau variant, Santé publique France se base ainsi sur le système de surveillance sanitaire des urgences et des décès (Sursaud), centralisant trois indicateurs : l’activité des services d’urgences, les prises en charge par SOS Médecins et le nombre de décès comptabilisés par les médecins et l’Insee.
Ainsi, pour la deuxième semaine après la rentrée scolaire en métropole, les prises en charge liées à une suspicion de Covid-19 sont "en hausse chez les moins de 75 ans dans les associations SOS Médecins et chez les 2-14 ans aux urgences", note la synthèse de Santé publique France.
Après une première semaine de septembre déjà en hausse pour "toutes les classes d’âge", les autorités sanitaires notent cette fois une augmentation plus précise du nombre de passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 chez les enfants de 2 à 14 ans : 212 prises en charge du 11 au 17 septembre, contre 182 une semaine avant, soit une hausse de 16 %.
Un constat partagé par SOS Médecins, qui relève également une augmentation globale des actes médicaux pour suspicion de Covid de 19 % entre ces deux périodes succédant à une autre hausse de 17 % sept jours plus tôt. Là encore, SOS Médecins observe que cela concerne avant tout les plus jeunes, avec une augmentation de "61 % chez les enfants et de 15 % chez les 15-74 ans".
Un contexte inquiétant de hausse des maladies respiratoires
Un phénomène qui épargne les Français les plus âgés : les autorités sanitaires notent que la hausse des prises en charge liées au Covid-19 touche toutes les classes d’âge "à l’exception des 75 ans et plus". Autre bonne nouvelle : la Coupe du monde de rugby en France ne semble pas aggraver la situation, Santé publique France ne rapportant "aucune variation inhabituelle des indicateurs surveillés".
D’autres facteurs risquent en revanche de faire monter le nombre de prises en charge liées au Covid-19 chez les plus jeunes. Outre une hausse des cas d’allergies qui concerne tous les âges, la rentrée scolaire a aussi entraîné la prolifération parmi les enfants de la plupart des maladies suivies, dont les pathologies respiratoires.
Celles-ci sont en forte hausse, notamment aux urgences : que ce soit les cas d’insuffisance respiratoire et d’allergies chez les 2-14 ans (respectivement en hausse de 54 % et 27 %), ou encore les cas d’asthme (+ 71 %) et de maladies des oreilles, du nez et de la gorge (+ 42). Des tendances qui s’observent également du côté de SOS Médecins.
On retrouve aussi plus de cas de bronchiolite chez les moins de 2 ans : en hausse de 84 % à l’hôpital, et de 115 % pour SOS Médecins. Une maladie respiratoire saisonnière qui, avec la grippe, avait déjà compliqué la prise en charge des cas de Covid-19 l’hiver dernier.
