Le conducteur condamné et incarcéré après un refus d’obtempérer à Clermont-Ferrand : "J'ai eu peur, j'ai pris la fuite"
Sanctionné cinq fois par la justice, chaque fois pour des délits routiers dont deux pour avoir commis un refus d’obtempérer, le prévenu, 25 ans, a récidivé lundi dernier à 1 heure du matin dans les rues de Clermont-Ferrand.
Le fourgon de son patronIl est passé outre un feu rouge sous les yeux d’une patrouille de gendarmeire. Lorsque les militaires ont voulu l’arrêter, rue Fontgiève, le conducteur, au volant d’un fourgon prêté par son employeur a accéléré et les a semés après cinq kilomètres de course-poursuite jusqu’à Nohanent.
Plaque d'immatriculationLa plaque du fourgon a cependant permis de remonter au prévenu : « J’ai eu peur, j’ai pris la fuite », a-t-il expliqué vendredi 28 juin lors de sa comparution immédiate à Clermont-Ferrand.
Il n’aurait en effet pas dû conduire, une précédente condamnation l’ayant privé de son permis. « Vous auriez pu causer un accident », lui dit la procureure. « Vous êtes sous contrôle judiciaire (*), vous avez un sursis probatoire en cours, vous ne remettez pas en cause votre comportement ». Elle a requis vingt et un mois de prison dont quinze ferme avec incarcération immédiate.
IncarcéréUne détention contre laquelle Me Canis a bataillé, plaidant un aménagement de peine à la barre. A l’appui, l’avocat a produit un courrier de l’employeur du jeune maçon qui s’engage à le garder et une attestation de sa mère, prête à l’héberger avec un bracelet électronique. « Conserver son emploi, c’est la meilleure manière du monde d’éviter la récidive ». Le tribunal n’a pas aménagé les dix mois ferme auxquels il a condamné le prévenu.
(*) Il doit bientôt être jugé pour violences conjugales.
Leïla Aberkane
