Ce que le limogeage de Thiago Motta coûterait à la Juventus
La Juventus paierait cher son erreur de casting. Selon Tuttosport, le licenciement de Thiago Motta, arrivé en juin 2024 après un passage remarqué à Bologne, coûterait 15 millions d’euros au club turinois. Un montant lié à un contrat courant jusqu’en juin 2027, signé pour sécuriser un projet à long terme. En incluant les indemnités des membres de son staff technique (adjoints, préparateurs physiques), l’addition totale dépasserait 20 millions d’euros, selon les estimations.
Un coût colossal pour une Juventus déjà fragilisée par des années de déficits financiers (plus de 200M€ de pertes cumulées entre 2020 et 2023) et des sanctions réglementaires (dont une exclusion de l’UEFA en 2023). La direction, dirigée par Gianluca Ferrero, doit donc peser chaque décision à l’euro près.
Ligue des champions en péril : 30 millions d’euros menacés
Le vrai danger réside dans le classement. 4ᵉ de Serie A avec 52 points, la Juve n’a que un point d’avance sur la Lazio (5ᵉ) et deux sur Bologne (6ᵉ) à dix journées de la fin. Une absence en Ligue des champions, que les Bianconeri ont quitté dès les barrages cette saison, priverait le club d’environ 30 millions d’euros de revenus (droits TV, primes UEFA, billetterie).
Un scénario qui rendrait le départ de Motta doublement coûteux : non seulement la Juve perdrait une manne financière vitale, mais elle devrait aussi assumer les frais d’un nouvel entraîneur. Un cercle vicieux risquant d’aggraver les difficultés financières.
Le retour d’Allegri ? Un pari risqué… et cher
Dans ce contexte, le nom de Massimiliano Allegri refait surface. L’entraîneur de 56 ans, écarté en 2023 après neuf ans en deux mandats, pourrait être rappelé en sauveur. Mais son retour n’est pas sans risque. Lors de son dernier passage, Allegri touchait 7 millions d’euros net par an, un salaire élevé que la Juventus ne peut plus se permettre sans ajustements.
Ses méthodes conservatrices, critiquées avant son départ, pourraient aussi heurter une direction souhaitant un football plus attractif. Pourtant, son expérience (5 Scudetti, 2 finales de C1) et sa connaissance du club en font un candidat crédible pour relancer une équipe en manque de leadership.
Stabilité ou révolution : la Juve au pied du mur
La décision finale dépendra des 5 prochains matches. Si Motta parvient à sécuriser la 4ᵉ place, il pourrait survivre. Dans le cas contraire, la Juventus devra choisir entre une coûteuse rupture et un maintien risqué.
Une chose est sûre : dans les deux cas, le club devra jongler avec des contraintes financières strictes, sous l’œil vigilant de l’UEFA et des créanciers. Le limogeage de Motta ne serait pas qu’un échec sportif… mais un nouveau coup dur économique.
