L’affaire est vertigineuse, sans équivalent dans l’histoire de la justice française. L’anesthésiste Frédéric Péchier est accusé d’avoir sciemment provoqué l’arrêt cardiaque de 30 patients, dont 12 n’ont pas survécu, en marge d’interventions chirurgicales bénignes... Soit 12 assassinats et 18 tentatives d’assassinat. Une accusation sidérante, étayée par huit années d’investigations.Ces empoisonnements présumés s’échelonnent entre 2008 et 2017, dans deux cliniques de Besançon. S’il admet du bout des lèvres qu’une main malveillante a agi dans ces blocs opératoires, Frédéric Péchier réfute, en revanche, toute implication dans ces événements indésirables graves (EIG), liés à des intoxications médicamenteuses très suspectes. Renvoyé devant la cour d’assises du Doubs du 8 septembre au 15 décembre 2025, le médecin devra défendre sa version sous les yeux de dizaines de familles de victimes.