Bourse : l'incroyable engouement pour les versements programmés
Revolut, BoursoBank, Saxo Banque, et dernièrement Sumeria, la néobanque de Lydia… Depuis le début de l’année, on ne compte plus les acteurs en ligne qui ont étoffé leur offre avec des plans d’investissement programmés. Ce service, très prisé des épargnants allemands, fait donc son entrée en fanfare sur le marché français. Le concept, simple, répond aux attentes des personnes désireuses d’investir en Bourse à moindre effort. Quel que soit l’établissement concerné, il s’agit d’investir régulièrement et de manière automatique sur une poignée de supports un montant déterminé à l’avance. Celui-ci peut être minime, à partir de 1 euro pour les plans les plus souples. Quant aux produits accessibles à travers ces offres, ce sont généralement des ETF (Exchange traded funds), des fonds indiciels cotés qui reproduisent la performance d’un indice.
ETF, actions ou fonds classiques
Vous y trouverez systématiquement les ETF les plus courants, ceux reflétant les grands indices internationaux : MSCI World, S & P 500, Euro Stoxx, CAC40, etc. Mais certaines plateformes, comme Trade Republic, l’une des premières à avoir proposé ces plans en France, y incluent des actions en direct, et d’autres, comme Saxo Banque, des fonds classiques. Le souscripteur n’a plus qu’à faire sa sélection et son versement sera automatiquement placé sur les supports désirés.
"Nos clients peuvent mettre jusqu’à dix instruments dans chaque plan et posséder jusqu’à dix plans", précise Fabien Keryell, directeur général de Saxo Banque France. Pour faciliter le travail de sélection, le panel est limité ici à 25 supports. Mais pour les plus avertis, Scalable Capital donne accès à pas moins… de 2 300 ETF.
Des frais allégés
Outre les fonds proposés, il convient de réfléchir à l’enveloppe dans laquelle vous souhaitez loger vos investissements. La plupart des acteurs recourent au compte-titres, plus souple, mais il est parfois possible d’accéder à un plan d’épargne en actions (PEA), comme chez BoursoBank ou Trade Republic, un instrument plus avantageux d’un point de vue fiscal. Il faut aussi se renseigner sur le montant d’investissement minimal, voire maximal, ainsi que sur les frais, généralement modestes. Par exemple, chez Saxo Banque, le client ne paie que les frais de gestion des ETF choisis, les frais d’achat et les droits de garde étant réduit à néant. « La commission d’achat est payée par les sociétés de gestion avec lesquelles nous travaillons », précise Fabien Keryell. A savoir : Amundi, BlackRock et State Street. Du côté de BoursoBank, il faudra compter 0,59 % par an, tout compris. Une façon de mettre un pied dans la Bourse à moindre coût.
