Placements : la potiche chinoise se porte à merveille
Le 13 juin, Cannes Enchères proposait un grand vase du règne de l’empereur Qianlong (1711-1799). Alexandre Debussy, directeur associé de la maison de ventes, l’a découvert chez une famille modeste de Nice qui le détenait depuis plusieurs générations et en ignorait totalement la valeur. Elle le conservait d’ailleurs dans un placard… Il s’agissait pourtant d’une pièce d’exception.
De grande taille avec ses 53 centimètres de haut, de forme tianqiuping - que l’on peut traduire par sphère céleste -, à motif de dragons bleus et blancs à cinq griffes, au milieu de nuages stylisés, il portait la marque à six caractères de l’empereur. Raison pour laquelle il était estimé entre 300 000 et 500 000 euros.
Alexandre Debussy espérait tout de même une enchère à sept chiffres pour cet objet. Son vœu a été exaucé puisque ce vase a été acheté 2,1 millions d’euros par un amateur chinois. De tels résultats sont devenus monnaie courante dès qu’il s’agit de porcelaines impériales.
Une autre caractéristique mérite l’attention : ces pièces très convoitées se trouvent souvent dans des familles françaises qui les conservent depuis des dizaines d’années en souvenir de leurs aïeux, sans avoir la moindre idée de leur prix. Ces propriétaires doivent impérativement les faire évaluer s’ils envisagent de s’en séparer, au risque de les brader comme de modestes poteries. Statistiquement, ils auront plus de chances de devenir millionnaires qu’avec un billet de Loto !
