Patrimoine mondial de l’Unesco : où se situent les nouveaux lieux inscrits
Hourra pour la Bretagne ! Samedi 12 juillet 2025, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco a décidé d’inscrire les mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan sur sa liste de sites ayant une "valeur universelle exceptionnelle". Il s'agit d'un vaste ensemble comprenant les célèbres alignements de menhirs.
Parmi les cinquante sites naturels et culturels français inscrits sur cette liste, Carnac est le tout premier à être exclusivement breton. Son inscription est l’aboutissement d’un travail de plusieurs années et d’un positionnement stratégique de l’Etat français. En effet, chaque année, la France ne peut soumettre qu’un seul site et c’est donc Carnac qui avait été retenu. L’année dernière, le Comité avait ajouté les îles Marquises en Polynésie française à sa liste de lieux remarquables.
Ailleurs en Europe, trois autres sites ont été inscrits en 2025 : quatre châteaux du roi Louis II de Bavière, à la frontière entre l’Allemagne et l'Autriche, les Møns Klint, de grandes falaises de craie situées dans l’est du Danemark ainsi que les domus de Janas, des tombes préhistoriques surnommées "maisons des fées" qu’on retrouve en Sardaigne. A noter que l’Italie, l’Allemagne et la France sont déjà les pays européens les mieux dotés en sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco ; Rome détient même le record du monde, juste devant la Chine.
Pour qu’un Etat puisse proposer la candidature d’un de ses sites culturels ou naturels emblématiques, il faut impérativement qu’il ait ratifié la Convention du patrimoine mondial de 1972. Le Comité du patrimoine mondial se réunit chaque année depuis 1977 et cette quarante-septième édition se tient à Paris, la ville où se trouve le siège mondial de l’Unesco, depuis le 6 juillet. Elle doit s’achever ce mercredi 16 juillet.
A chacune de ces sessions, une vingtaine de représentants des Etats parties, élus pour un mandat de quatre ans, se réunissent pour déterminer quels sites méritent d’être inscrits au patrimoine mondial, mais aussi quels sites doivent être inscrits sur la liste du patrimoine en péril. Actuellement, près de 1 300 sites font partie de ce patrimoine mondial et une cinquantaine est jugée en danger. Pour qu’un lieu soit placé sur la liste, il doit satisfaire à au moins un des dix critères de sélection définis par l’organisation et faire l’objet d’un certain nombre de mesures de protection et de préservation.
Une inégale répartition territoriale
L’Europe arrive sans conteste en tête des régions les mieux dotées en sites protégés (46 %). A l’inverse, moins de 10 % des sites inscrits se trouvent sur le continent africain, qui possède encore de nombreux Etats sans aucun site sur la liste (Burundi, Djibouti, Eswatini, Somalie, Soudan du Sud…). Cette année, la Sierra Leone et la Guinée-Bissau sont parvenues à faire inscrire leur tout premier site sur la fameuse liste. Pour Audrey Azoulay, la directrice générale de l’organisation, ces deux inscriptions reflètent "l’engagement de l’Unesco pour renforcer la représentativité de la liste du patrimoine mondial."
