Zidane : Cette attaque qui va faire scandale
Zinedine Zidane n’avait rien demandé. L’icône du football tricolore, personnalité préférée des Français depuis des années, vient pourtant d’essuyer une attaque frontale et particulièrement virulente. Une sortie qui détonne dans le paysage médiatique, tant elle s’en prend à une figure intouchable du sport hexagonal. L’auteur de cette charge a choisi de remettre en question l’héritage de « Zizou », remettant sur la table un épisode douloureux de 2006. Une attaque gratuite qui risque de faire grand bruit.
La charge explosive contre l’idole Zidane
C’est Pierre Ménès qui a dégoupillé la grenade. L’ancien consultant de Canal+ s’en est pris violemment à Zidane, établissant une comparaison choquante avec Thierry Henry. Pour lui, le coup de tête de 2006 contre Materazzi a été « trop facilement pardonné voire glorifié », alors qu’il était « plus scandaleux et inadmissible que la main involontaire d’Henry » contre l’Irlande en 2009. Ménès va même plus loin : « C’est Saint Zizou, et ses vilains apôtres. »
Le journaliste dénonce ce qu’il considère comme un deux poids, deux mesures. Il rappelle le « déferlement de haine » subi par Henry après sa main contre l’Irlande, révélant même que l’attaquant avait voulu arrêter l’équipe de France. « À Zidane, on avait cherché et trouvé toutes les excuses du monde », fustige-t-il, estimant que son geste avait « probablement coûté une Coupe du Monde aux Bleus ».
Une sortie qui divise mais qui pose question
L’argumentaire de Ménès, aussi brutal soit-il, soulève une vraie interrogation sur notre rapport aux icônes. Car au fond, pourquoi Henry a-t-il été lynché pour une main instinctive quand Zidane a été absous pour un coup de tête prémédité ? La différence de traitement médiatique entre les deux épisodes est effectivement saisissante. Le premier a vécu un calvaire, le second est resté intouchable malgré un geste d’une violence inouïe en finale de Coupe du monde.
Peut-être que Ménès, dans sa provocation assumée, met le doigt sur quelque chose de dérangeant : notre tendance à hiérarchiser les fautes selon l’aura des protagonistes. Zidane l’artiste face à Henry le mal-aimé. L’un pardonnés tous ses écarts, l’autre jugé pour chaque geste. Cette réflexion méritait d’être posée, même si la forme choque. Parfois, il faut bousculer les certitudes pour faire émerger des vérités qu’on préfère ignorer. Même quand ça fait mal.
