Nice – Benfica (0-2) : La marche était trop haute pour les Aiglons
Le rêve européen a viré à la dure leçon de réalisme. Pour son grand retour en Ligue des Champions, l’OGC Nice a subi la loi d’un Benfica Lisbonne supérieur et plus expérimenté (0-2). Cette défaite à domicile, lors du troisième tour préliminaire aller, compromet très lourdement les chances de qualification des Aiglons et rappelle que la marche est encore haute pour le Gym sur la scène continentale. L’illusion d’une première mi-temps prometteuse n’aura pas suffi ; il faudra désormais un miracle à Lisbonne.
L’illusion d’une mi-temps, les miracles de Diouf
Pourtant, pendant 45 minutes, l’Allianz Riviera a eu le droit d’y croire. Poussés par un public en feu pour les retrouvailles avec la petite musique, les hommes de Franck Haise ont tenu la dragée haute au géant portugais. En répondant au défi physique et en tentant de se projeter, les Niçois ont fait jeu égal, se créant même des situations chaudes comme sur cette frappe de Moffi qui ne trouvait pas le cadre (40e). Mais pour rester en vie et atteindre la pause sur un score nul et vierge, Nice a surtout pu compter sur un Yehvann Diouf en état de grâce. Le portier niçois a sorti des parades miraculeuses, d’abord sur un coup franc puissant de Rios (19e), puis surtout sur une tentative à bout portant de Pavlidis (39e). Le verrou tenait bon, l’exploit semblait possible.
Mais l’illusion s’est brutalement envolée au retour des vestiaires. Benfica a haussé le ton, a accéléré, et la défense niçoise, orpheline de Morgan Sanson sorti sur blessure en première période, a fini par craquer. Sur un centre venu de la droite signé Aursnes, la recrue Franjo Ivanović, très active, surgissait pour ajuster Diouf de près et doucher l’ambiance (53e). Ce but a agi comme un véritable coup de massue sur les têtes azuréennes. Sonnés, les Aiglons ont perdu le fil, subissant les vagues portugaises et s’exposant à des contres de plus en plus dangereux, obligeant encore Diouf à un sauvetage décisif (62e).
Le réalisme portugais, la fin du rêve niçois ?
Nice n’allait jamais s’en remettre. L’expérience de Benfica, la gestion sereine des moments clés et la classe de ses individualités ont fait la différence. En fin de match, alors que Nice tentait un baroud d’honneur désordonné, Florentino Luís, d’une frappe puissante et précise de l’extérieur de la surface, venait sceller la victoire portugaise (88e) et mettre probablement fin aux derniers espoirs niçois dans cette double confrontation. Ce second but rend la mission du match retour quasi impossible et confirme le sentiment général : la marche était tout simplement trop haute ce soir.
Nice a donc appris, à ses dépens, la dure loi des joutes européennes. Le visage prometteur affiché en première période est une bien maigre consolation face à l’ampleur de la tâche qui attend désormais le Gym. Face à un Benfica maître de son sujet, qui n’a jamais paniqué, l’écart était trop grand. Le rêve de la grande Europe s’est probablement déjà envolé dans la chaleur du mois d’août.
