Gaza : l’armée israélienne approuve le plan de conquête de Benyamin Netanyahou
Le chef de l’armée israélienne a "approuvé" le nouveau plan des opérations militaires "à venir à Gaza", indique un communiqué de l’armée publié ce mercredi 13 août.
"Le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, a tenu aujourd’hui (mercredi) une discussion au cours de laquelle il a approuvé le cadre principal du plan opérationnel de l’armée dans la bande de Gaza", selon le texte qui ne donne cependant aucune précision sur le calendrier.
Sur ordre du cabinet militaire de Benyamin Netanyahou, l’armée israélienne se prépare à lancer une nouvelle phase de ses opérations militaires à Gaza pour y libérer tous les otages israéliens et y "vaincre" le Hamas, selon ses objectifs affichés. L’armée entend prendre le contrôle de la ville de Gaza et de camps de réfugiés voisins, l’une des zones les plus densément peuplées du territoire palestinien assiégé et ravagé par plus de 22 mois de guerre.
Le quartier de Zeitoun ciblé
Au cours des discussions mercredi, "les actions menées par l’armée jusqu’à présent ont été présentées, notamment la frappe dans la zone de Zeitoun qui a commencé hier mardi", ajoute le communiqué. Le quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza, a été ces trois derniers jours la cible de nombreux bombardements aériens, selon des témoignages des habitants, qui ont également fait état de bombardements dans le quartier voisin de Tel al-Hawa.
Benyamin Netanyahou avait affirmé dimanche qu’Israël contrôlait militairement "70 à 75 %" de la bande de Gaza et qu’il restait à prendre la ville de Gaza ainsi que des secteurs du centre du territoire palestinien. Le plan "ne vise pas à occuper Gaza, mais à la démilitariser", a-t-il dit, énumérant les objectifs d’Israël : "Premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne".
L’annonce de ce plan a suscité une vaste réprobation internationale, tandis que l'ONU a mis en garde contre une "nouvelle calamité" aux graves conséquences régionales.
