Ian Brossat nie les crimes du communisme
A l’occasion de la journée des victimes des régimes totalitaires, le 23 août, la ville de Saint-Raphaël (Var) inscrit son nom dans l’histoire mémorielle française ; elle inaugure la première stèle du pays à rendre hommage aux dizaines de millions d’êtres humains écrasés par le communisme. Une initiative quasi inédite en Europe occidentale et il faut saluer le maire (LR) Frédéric Masquelier, qui en est à l’origine. Il a voulu « briser un tabou mémoriel », les crimes communistes n’étant que très rarement mentionnés. Car aujourd’hui, en France, il y a encore un parti communiste et un journal quotidien communiste. Ce qui est d’autant plus honteux que les deux, autant le parti que le journal, font de la propagande négationniste : ils nient les crimes du totalitarisme communiste. Ils ont vivement réagi à l’initiative du maire de Saint-Rapahël en l’accusant – on s’y attendait – de « faire le jeu de l’extrême droite ». Dans une tribune publiée par L’Humanité, Ian Brossat, sénateur et porte-parole du PCF, soutient que Frédéric Masquelier « cherche à faire oublier le passé collaborationniste de l’extrême droite française et à faire taire toute contestation du capitalisme. » Le livre de Stéphane Courtois sur les 100 millions de victimes du communisme ? Un « calcul qui n’avait aucun sens, qui additionnait des événements qui n’avaient rien à voir entre eux, des régimes disparates aux idéologies qui avaient peu en commun. », écrit Brossat. C’est de la pure négation de l’Histoire, tous les pays et les régimes mentionnés par Courtois dans le Livre noir du communisme se réclament de l’idéologie marxiste-léniniste. En fait, Ian Brossat ne peut tolérer aucune critique car cela risquerait de conduire à une « diabolisation » du communisme et donc au final de « disqualifier l’idée elle-même ». Sauf que cette « idée », partout où elle a été appliquée, elle n’a engendré que famines, crimes et camps de travail. Attirer l’attention sur ces crimes, c’est la détourner sciemment, selon Ian Brossat, de ce qui a constitué l’essentiel : la « rupture avec le capitalisme ». Le maire de Saint-Raphaël est vraiment un grand malin, il honore les victimes du totalitarisme marxiste pour qu’on oublie que nous sommes les victimes du capitalisme…
En conclusion, Ian Brossat écrit : « Il faut donc verrouiller le débat à triple tour, faire taire tous ceux, de plus en plus nombreux, qui perçoivent la folie d’un système qui nous conduit à la ruine, cadenasser le débat politique en un affrontement interne aux partisans du système. Pour tout cela, ne laissons pas faire ! » C’est… très exactement ce qui se passait dans les dictatures communistes ! On verrouillait les débats, on faisait taire ceux qui dénonçaient la folie du régime, on les enfermait à triple tour dans les prisons, on les éliminait ou on les envoyait au goulag.
Illustration de couverture Ian Brossat © Samuel Chailleux via Wikimedia Commons
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