"Ainsi parlait Donald Trump" : nos lecteurs réagissent à l’actualité
Trump-Poutine : des acteurs peu convaincants
Claude Gisselbrecht, Metz (Moselle)
"Un gars fort, dur comme l’enfer"… Ainsi parlait Donald Trump, en faisant allégeance à Poutine au sommet d’Anchorage (Alaska). Des propos qui en ont surpris plus d’un et ont sans nul doute desservi l’Amérique, tant le président eut visiblement les yeux de Chimène pour Vladimir ! Quelques jours après leur rencontre dans le Grand Nord, plusieurs dirigeants européens rejoignaient la Maison-Blanche pour soutenir le président Zelensky, reçu en grande pompe par Donald Trump… Une rencontre qui, par certains côtés, faisait penser à la scène du Bourgeois gentilhomme, lorsque le garçon tailleur ne cesse de flatter Monsieur Jourdain à grands coups de "Mon gentilhomme", "Monseigneur" et "Votre Grandeur" ! La suite ? Un sommet trilatéral ou quadrilatéral ? Vaste programme, avec des metteurs en scène et des acteurs pas toujours convaincants, soufflant en permanence le chaud et le froid… Jusqu’au baisser de rideau ? (L’amateur contre le maître : les trois leçons du sommet Trump-Poutine, L’Express du 21 août.)
L’impôt dans l’Antiquité
Inès Garcia de la Rosa, Berlin (Allemagne)
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre numéro consacré aux leçons de l’Antiquité, mais je souhaitais revenir sur la question des inégalités. D’un côté, vous soulignez, à travers l’exemple des civilisations antiques, l’importance du consentement à l’impôt. De l’autre, vous semblez minimiser la pertinence d’une taxation plus importante des plus riches, comme avec la taxe Zucman. Pourtant, la cohérence fiscale est essentielle : afin de maintenir le consentement à l’impôt des classes moyennes, il est crucial que les plus fortunés contribuent de façon proportionnelle et équitable. Les inégalités de patrimoine et les difficultés croissantes des jeunes générations mériteraient un dossier approfondi, loin de tout clivage politique. (Les vraies leçons à puiser de l’Antiquité, L’Express du 10 juillet.)
La Nouvelle-Calédonie oubliée
Jean-Paul Cabanas, Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Votre article sur la rentrée littéraire est édifiant et m’a convaincu de vous transmettre ce message. Ecrivain en Nouvelle-Calédonie, il est difficile en premier lieu de trouver un éditeur et surtout de franchir le mur du son médiatique et donc de se faire connaître. Ici, nous sommes emmurés dans une forme de solitude intellectuelle. Si je vous parodie, nous semblons des gueules cassées, mais sans combat, sans joute littéraire possible. Et être jeté dans la fosse aux lions des titres de rentrée serait déjà pour nous une reconnaissance formidable. (Non la rentrée littéraire n’a pas déjà eu lieu !, L’Express du 7 août.)
L’alimentation en question
Goran Bogicevic, Mulhouse (Haut-Rhin)
J’ai perdu énormément de poids en arrêtant les aliments préparés avec du sucre raffiné. C’est une véritable drogue que tous les métabolismes ne dégradent pas de la même manière. Certes, madame Inchauspé va peut-être trop loin, mais elle met clairement en évidence ce que nos politiques de santé publique ne font pas. Lorsque vous ouvrez toutes les applications de courses en ligne, tous les articles en promotion sont survitaminés en sucre. Je n’y ai jamais trouvé des fruits et des légumes. Cela m’a fait prendre conscience que l’on nous gavait en sucre du petit déjeuner au dîner… (Régime “IG bas”, “glucose révolution”… Ces modes alimentaires qui inquiètent les scientifiques, L'Express du 24 juillet.)
Dette : les retraités responsables ?
René Hurstel, Rossfeld (Bas-Rhin)
Il serait temps de respecter les retraités qui ont travaillé durement durant leur vie. Ils ne sont en rien responsables de la dette publique de la France. Faire payer certains retraités 20 % de plus est une honte alors que plus de la moitié des Français ne paient pas d’impôts sur le revenu. Comment se fait-il qu’il y ait 75 millions de cartes vitales en France ? Je veux bien fournir un effort pour redresser les comptes de la France si tout le monde est mis à contribution de façon équitable. ("Déficit public : pourquoi les autres font mieux que nous", L’Express du 17 juillet.)
Les jeunes et la natalité
René Andron, Marseille (Bouches-du-Rhône)
La problématique démographique ne se réglera pas par des congés, subventions et autres mesures techniques. Le problème, c’est la perte de sens qui frappe les jeunes adultes. Pour beaucoup en perte de repères et n’arrivant pas à se projeter dans un monde anxiogène, comment envisager de fonder une famille ? Quand tout semble indiquer que les enfants vivront moins bien que les parents, comment la natalité peut-elle s’améliorer ? L’évolution des mœurs, les progrès de la science, un hédonisme égocentré et le déclin du fait religieux ont déstructuré les familles. Enfin, nos modes de vie entraînent des conséquences sur la fertilité, comme l’ont montré de nombreuses études scientifiques. La question prioritaire est comment faire en sorte que les jeunes retrouvent un sentiment de stabilité, une perspective et un espoir. Et à partir de là, mettre en œuvre une politique d’accompagnement globale. Il s’agit d’une priorité gouvernementale absolue si nous voulons maintenir à terme l’équilibre de notre société. ("Chute de la natalité : mais où sont passés nos bébés ?", L’Express du 10 juillet.)
