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Сентябрь
2025

Le gouvernement a organisé la pénurie des médicaments

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Le 18 septembre 2025, neuf pharmacies sur dix ont fermé leurs portes. Les pharmaciens contestent la réduction des marges qui leur est imposée et menace la viabilité de leurs officines.  Mais ce n’est qu’un rouage dans un processus de production et de vente des médicaments, si réglementé et contraint qu’il crée la pénurie. L’épidémie de Covid a pris fin, pourtant les médicaments en rupture sont toujours nombreux alors même que certains sont d’importance vitale pour des patients.

Un arrêté du 4 août 2025 abaissant les remises sur les médicaments génériques de 40 % à 30 % dès septembre, avant une baisse prévue à 20 % d’ici 2027, a mis le feu aux poudres dans les pharmacies. Mais tout le système est sous pression.

Des prix administrés

Pour qu’un médicament soit mis sur le marché, il doit d’abord obtenir une autorisation de mise sur le marché, l’AMM, donnée généralement par la Commission européenne après avis favorable de l’European Medicine Agency (EMA) en fonction d’une balance bénéfice/risque sur la base d’études contrôlées visant à démontrer son efficacité, sa sécurité d’emploi et sa qualité pharmaceutique. Puis une seconde phase, dite de Health Technology Assessment (HTA), permet à chaque pays de décider du prix et du remboursement. En France la Haute Autorité de santé (HAS) s’en charge sur la base de deux critères principaux, de nature clinique, le service médical rendu (SMR) et l’amélioration du service médical rendu (ASMR). Il s’agit d’abord de déterminer si le médicament a suffisamment d’intérêt pour être remboursé. A cet effet il est classé selon 4 niveaux de SMR (important, modéré, faible, insuffisant) qui conditionnent le remboursement et son niveau. Le médicament est également évalué selon son niveau d’ASMR qui détermine le progrès qu’il apporte par rapport aux traitements disponibles. Ce qui permet au comité économique des produits de santé (le CEPS) de fixer le prix des médicaments en s’appuyant encore, pour les plus innovants, sur une étude coût-efficacité, éventuellement complétée d’une analyse d’impact budgétaire.

Des prix brouillés

Les médicaments dits innovants, ayant une ASMR I à III, voire IV,  bénéficient d’un prix facial ou « prix liste » qui n’est pas inférieur au prix le plus bas pratiqué sur 4 autres grands marchés européens (Allemagne, Espagne, Italie, Royaume Uni) et qui peut tendre vers le prix le plus élevé de ce panel si le produit est fabriqué en France. Ce prix liste est accordé pour permettre aux laboratoires pharmaceutiques de vendre leurs produits à un prix de marché à l’étranger. Cependant, pour réduire en France le prix qui sera remboursé par l’Assurance maladie, et qui n’est pas rendu public, il est exigé du laboratoire qui produit le médicament de reverser à l’Assurance maladie des remises dites conventionnelles dont le montant total a, selon la Cnam, augmenté de 7,5 milliards d’euros en sept ans pour atteindre 9,06 milliards en 2024. Ces remises sont fixées selon de nombreux critères : volume, performance, bon usage, durée du traitement…

« En réalité, observe l’Assemblée nationale,  très peu de personnes connaissent réellement le coût exact d’un médicament, entre le prix facial inscrit sur l’ordonnance, les remises confidentielles, les négociations à chaque étape de la chaîne de fabrication… ». Les prix deviennent aléatoires. Et ils sont les plus bas d’Europe, « de 10 % inférieurs à la moyenne européenne, et même de 30 % inférieurs s’agissant des molécules dites essentielles » observe Mme Laurence Peyraut, directrice générale des entreprises du médicament (Leem) qui ajoute que ces entreprises, qui supportent une fiscalité particulièrement élevée, « présentent ainsi la quatorzième rentabilité la plus basse des dix-huit pays européens ». Entre 2010 et 2020, la baisse du prix des médicaments en ville a été en moyenne de 4,2% par an et s’est poursuivie plus modérément depuis.

Certes, la plupart des autres pays développés pratiquent des méthodes d’autorisation et de fixation des prix du même genre. Et il est très difficile de comparer les systèmes existants eu égard à l’opacité qui préside notamment aux négociations entre les autorités de régulation médicale et les industriels de la pharmacie.

Il reste que pour réduire ses remboursements la France n’accorde qu’avec parcimonie ses notes ASMR, ce qui retarde ou empêche l’introduction sur le marché de certains produits innovants. Par ailleurs, elle a tellement baissé ses prix qu’en cas de rareté elle peine à être servie par ses fournisseurs étrangers. La faiblesse des prix incite les industriels français à fabriquer ou acheter des produits provenant de pays à faibles coûts où la sécurité d’approvisionnement n’est pas toujours assurée ni la substitution toujours possible : les principes actifs proviennent pour 80% d’Asie.

Rendre le patient plus responsable

Plutôt que de multiplier les normes, les autorisations, les contraintes (jusqu’à régir les ventes des « médicaments d’intérêt thérapeutique majeur » -MITM-), les prélèvements, les remises, la France gagnerait sans doute à libérer les industriels de la pharmacie et à rendre chaque patient plus responsable de sa consommation médicale. Aujourd’hui, il ne paye quasiment pas ses médicaments prescrits et ne connaît pas le coût de son assurance dont le montant apparaît sur sa fiche de paye de manière éparse. Avec l’Allemagne, la France est le pays européen dont le système de santé est le plus onéreux (> 12% du PIB). Avec Chypre, elle est celui où le reste à charge des patients est le plus faible : 8 % à Chypre, 12 % en France et 18 % en Allemagne.

Mais en Allemagne, 10% de la population est couverte par des assurances privées, ce qui introduit de la concurrence, et les prix des nouveaux médicaments n’y sont négociés qu’après leur mise sur le marché pour mieux estimer leur valeur thérapeutique.

En permettant à ceux qui le souhaitent de s’assurer librement auprès d’assureurs ou mutuelles privés, la vérité des prix pourrait se rétablir et faire cesser la pénurie. En attendant, il serait possible de réduire le coût des assurances sociales, pour redonner du pouvoir d’achat aux actifs, tout en imposant des franchises significatives aux assurés, en pourcentage des prix des médicaments, pour faire naturellement baisser tout à la fois les prix des médicaments et leur consommation.

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