Baisser les impôts c’est bien, instaurer une flat tax à 15 % c’est encore mieux
Alors que les politiques français ne savent plus comment et quand augmenter la fiscalité, l’IREF insiste sur la baisse des dépenses publiques, des taxes et des impôts. Nos travaux montrent que c’est possible et la manière dont on peut le faire tout en rendant enfin efficace un Etat de droit limité à ses missions régaliennes. Evidemment, relâcher la pression fiscale dans le pays le plus taxé au monde serait une excellente chose mais, pour rendre l’économie encore plus dynamique, l’instauration d’une flat tax (impôt à taux unique) serait essentielle. On peut y parvenir avec un taux uniforme de 15% pratiqué sur chaque part de revenu au-delà d’un certain montant comme l’IREF l’a montré dans une étude intitulée Pour un nouvel impôt de solidarité sur le revenu. C’est ce que demandent aussi pour les Etats-Unis les économistes Steve Forbes et Stephen Moore. Les deux soutiennent que les baisses d’impôts de Trump sont importantes pour l’économie mais qu’un taux d’imposition forfaitaire de 15 % pour les particuliers et les entreprises pourrait être encore plus bénéfique. Selon eux, « Les États-Unis se retrouveraient soudainement avec l’un des taux d’imposition les plus bas au monde, ce qui se traduirait par des milliers de milliards de dollars de nouveaux flux de capitaux et une hausse du revenu disponible. La simplicité d’un impôt forfaitaire réduirait les coûts indirects liés à la conformité fiscale, ainsi que les difficultés. » Ce taux forfaitaire serait accompagné d’une suppression des niches fiscales. Les deux économistes veulent même supprimer la déduction liée aux dons caritatifs, extrêmement utilisée en Amérique. Et cela sans aucun risque selon eux car plus le revenu net des Américains est élevé, plus ils donnent, sans avoir besoin d’une déduction pour les y inciter. Dans les années 1980, sous Reagan, les organismes caritatifs ont craint que les dons ne baissent lorsque le taux d’imposition le plus élevé est passé de 70 % à 28 %. Au contraire, ils ont atteint des niveaux records. En l’absence d’allégements fiscaux, un taux d’imposition progressif ne sera plus nécessaire pour garantir que les « ultra-riches » paient leur « juste part », comme le demandent les « progressistes ».
Il faut aussi supprimer les aides aux entreprises. Avec l’impôt forfaitaire, les entreprises n’auraient qu’à déduire les coûts normaux de leur activité. Ce faible taux à 15 % stimulerait l’économie à un point tel que les rentrées fiscales augmenteraient. C’est ce que ne cesse de dire l’IREF.
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