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Октябрь
2025

Apprentissage : des jobs étudiants valent mieux que la « gratuité » universitaire

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L’apprentissage en France était traditionnellement marginal et réservé aux élèves de classes techniques. Il était même un peu méprisé. Depuis 2014, diverses mesures ont été prises en faveur de l’apprentissage notamment au travers d’aides versées à l’embauche du premier apprenti et/ou d’apprentis supplémentaires pour les entreprises de moins de 250 salariés. Comme ceux des CAP, BAC, BTS, les étudiant en licence et master en ont bénéficié. A partir de 2016, l’âge limite a été porté de 26 à 30 ans et le nombre d’apprentis préparant une formation de niveau bac+2 a augmenté.

Un système plébiscité, mais contrarié

En 2023, 849 600 contrats d’apprentissage ont débuté et 62% d’entre eux concernaient l’enseignement supérieur. Les trois quarts étaient conclus avec des entreprises du secteur tertiaire. Au 31 décembre 2023, le nombre de contrats en cours s’élevait à 1 014 500. Le mouvement s’est poursuivi en 2024. Mais depuis lors, l’apprentissage fléchit en même temps que les aides de l’Etat.

Depuis avril, la prime pour le contrat de première année est passée du montant unique de 6.000 euros, fixé en 2023, à 5.000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés et 2.000 euros pour celles qui sont au-delà. A cela s’est ajoutée, le 1er juillet, l’obligation pour les employeurs de s’acquitter d’une somme de 750 euros pour les bacs +3. Les incertitudes économiques et politique et la dégradation du marché de l’emploi pèsent aussi, notamment sur les PME. La plateforme d’offre d’emploi Indeed indique qu’« en juillet 2025, le nombre d’offres en alternance a reculé de 29 % par rapport à juillet 2024, contre une baisse de 18 % dans l’ensemble des annonces » sur son site.

 La réussite de l’apprentissage

Les contrats de travail en alternance liés à un contrat d’apprentissage ont permis à de très nombreux étudiants d’assurer le financement de leurs études en travaillant à temps partiel et en apprenant un métier. L’apprentissage est intéressant parce qu’il organise l’accueil de l’apprenti qui est confié à un responsable expérimenté de l’entreprise d’accueil. Il facilite l’insertion sociale et professionnelles de l’élève et lui permet de trouver plus facilement un job.

Le fait de payer ses études établit une sorte d’obligation de résultat pour l’étudiant qui sait que redoubler lui coutera cher, voire risque de lui imposer d’arrêter ses études. Le fait de travailler est un premier accès au monde professionnel et en facilite l’accès ultérieur.  « Les étudiants qui effectuent la dernière année de leur formation en apprentissage obtiennent autant ou davantage leur diplôme que les autres, selon la filière de formation » observait déjà en 2022 le ministère de l’enseignement supérieur. Selon la fondation Adecco, en 2023, le taux de satisfaction des alternants a atteint un pic de 91 % en raison de son rôle clé dans la réussite, l’insertion professionnelle et ses avantages financiers avérés. Plus prosaïquement, un étudiant américain notait sur le web que « les étudiants ayant un emploi à temps partiel sur le campus réussissent mieux sur le plan scolaire que ceux qui n’en ont pas. Cela apporte plus de structure à leur vie, un réseau social plus large de collègues étudiants, et c’est tout simplement plus sain que de boire tout le temps et d’aller en cours en pyjama ». Selon l’OPCO Mobilités, 83% des apprentis sont en emploi ou en alternance six mois après la formation, contre 65 % pour les étudiants en formation initiale.

De diverses études, il ressort qu’un travail rémunéré trop prégnant  peut rendre plus difficile la réussite des élèves, mais qu’un nombre limité d’heures de travail salarié, de 10 à 20 heures par semaine, accomplies en plus du temps consacré aux études peut favoriser la réussite de celles-ci. Aux Etats-Unis où le coût des études est souvent exorbitant, une large majorité des étudiants ne peuvent poursuivre leurs études que parce qu’ils bénéficient de bourses, ou empruntent avec la faculté de rembourser quand ils seront dans la vie active, ou encore font des petits jobs. En général les universités offrent des solutions de financement pour tous les élèves admis.

Amplifier l’apprentissage autrement

La réussite économique des Etats-Unis tient peut-être en partie à cette incitation à la réussite personnelle que représente le prix de l’inscription à l’université et à l’intégration que permet le travail étudiant. Ce qui explique aussi sans doute en partie la faiblesse du chômage et le niveau élevé de formation des jeunes en Allemagne ou en Suisse où l’apprentissage est très important.

Il est donc peut-être plus sain de permettre aux étudiants de travailler un peu plutôt que de leur donner des bourses. Pour le moins il paraît plus juste d’aider ceux qui s’aident déjà eux-mêmes. En ce sens l’ouverture de l’apprentissage aux étudiants a permis à beaucoup d’entre eux d’entreprendre ou continuer leurs études. Les écoles privées qui font payer le cursus scolaire en ont profité car le système leur a permis de trouver plus de candidats qu’elles ont aidé à obtenir des contrats d’apprentissage et dont elles ont aménagé les horaires pour qu’ils puissent étudier en travaillant.

D’une certaine manière l’apprentissage a été utilisé comme le serait un « bon scolaire » au collège ou au lycée. Mais en exigeant de l’étudiant qu’il travaille. Et le système a produit des résultats satisfaisants. Plutôt que de réduire drastiquement les crédits de l’apprentissage en période de disette budgétaire, il faut sans doute aménager et développer le système.

De manière plus simple, il serait envisageable d’accorder une bourse aux étudiants qui décrochent un mini-job à concurrence d’un montant égal au salaire qu’ils ont gagné tout en exonérant celui-ci de charges sociales en considérant qu’il s’agit d’une aide à des étudiants bénéficiant déjà d’un régime social étudiant. Leur effort au travail serait ainsi doublement récompensé. L’aide cesserait en cas de non admission dans l’année supérieure ou de non assiduité aux cours.

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