Outsiders ? Stop à l’énantiosémie !
Je sais le coté "grammar nazi" c'est tellement fin des années 2000. Mais le vocabulaire c'est important. Le dernier podcast sur le fond était très intéressant mais j'en ai marre d'entendre le mot outsider utilisé pour définir des équipes qui ont une bonne chance de titre. Surtout par des gens qui ont un minimum de niveau d'anglais.
Les équipes qui sont en hors du coup (outside en anglais) ce sont les équipes qui tankent.
Les Rockets et les Knicks ne sont pas des outsiders mais des contenders, des prétendants en français, là où les poulets panés (les nuggets et le thunder "tender") sont des favoris. Ce n'est pas difficile à comprendre. Je sais que le terme est mal utilisé à cause des paris sportifs où en cas de deux équipes en opposition il y a un favori et un outsider. Mais l'utiliser pour un championnat qui se rapproche de son original dans l'hippisme, me semble mal à propos, il y a beaucoup de partants et tout peut arriver.
Je vais expliquer pourquoi cela me tient à coeur. Car l'énantiosémie (le fait qu'un même mot puisse avoir deux sens opposé) c'est la base de la double pensée dans le roman 1984 de Georges Orwell. Un terme pouvant avoir deux sens opposés, il est impossible de comprendre ce que dit le pouvoir et donc de voir les contradictions qui le traversent et de s'en émouvoir. Dans notre société qui ressemble de plus en plus à une dystopie, il me semble judicieux de garder des "safe spot" et de les défendre. Voilà l'origine de ce courroux.
Comme d'habitude c'est Monsieur Pimmel qui a donné les noms des catégories et que je tiens responsable de cette méprise. Je remercie de prendre bonne note de cette mise au point. Je serai attentif à vos propos ultérieurs et vous signalerai les mauvais usages éventuels. J'en profite pour remercier la team premier degré et particulièrement ceux qui commentent sans lire jusque la fin.
