Lens – OM : De Zerbi ose deux paris forts dans son onze de départ
Trois jours après sa désillusion lisboète, l’Olympique de Marseille veut reprendre le fil de son élan. Battu 2-1 par le Sporting en Ligue des Champions, l’OM n’a pas le temps de s’apitoyer : c’est un test de caractère qui l’attend ce samedi à Bollaert face à un RC Lens remonté et ambitieux. Roberto De Zerbi, fidèle à sa philosophie du jeu, a décidé de réagir non pas en verrouillant, mais en innovant. Et son onze de départ, tombé quelques heures avant le coup d’envoi, réserve deux surprises notables.
De Zerbi parie sur la jeunesse
Les deux nouveautés concernent le secteur offensif et créatif. Le technicien italien a choisi d’aligner Robinio Vaz et Bilal Nadir d’entrée, deux visages émergents du projet phocéen. Vaz, 18 ans, a impressionné par son audace et son sang-froid à chaque entrée en jeu, tandis que Nadir, plus discret mais travailleur, hérite du rôle de lien entre les lignes dans un 4-2-3-1 remodelé. Un double pari assumé : « la faim et l’envie de progresser », deux qualités que De Zerbi a souvent vantées chez ses jeunes pousses.
Ce choix traduit aussi une forme de continuité avec son discours d’avant-match : rebondir par le jeu, pas par la peur. Dans un contexte de fatigue et d’absences (Kondogbia, Traoré, Medina, Gouiri), l’Italien maintient sa ligne directrice : faire confiance aux jeunes et à la dynamique collective plutôt qu’à l’expérience à tout prix.
Un onze offensif et audacieux
Le onze de départ s’articule autour de Rulli dans les buts, avec Murillo, Balerdi, Aguerd et Emerson en défense. Devant eux, la paire Højbjerg–O’Riley assure l’équilibre du jeu, tandis que Nadir prend les commandes derrière le trio Greenwood–Vaz–Weah. Pierre-Emerick Aubameyang, ménagé après Lisbonne, débute sur le banc. Un choix fort, pensé autant pour ménager le Gabonais que pour dynamiser les transitions offensives. L’objectif : surprendre Lens par la mobilité, la vitesse et le pressing haut.
Face à Pierre Sage et ses Sang et Or, l’OM s’attend à une bataille d’intensité dans un Bollaert incandescent. Le coach lensois a déjà prévenu : « On ne se présentera jamais en victime ». L’OM, lui, doit prouver qu’il sait encaisser les coups sans se renier. De Zerbi, que Sage a récemment égratigné dans une interview, joue gros : montrer que sa philosophie peut survivre à l’adversité et aux critiques.
La jeunesse comme message
Au-delà de la composition, le signal envoyé est clair : De Zerbi construit pour demain autant qu’il cherche à gagner aujourd’hui. Robinio Vaz et Bilal Nadir incarnent ce souffle neuf, celui d’un OM prêt à se régénérer dans l’adversité. À Bollaert, plus qu’un simple match de relance, c’est une affirmation : celle d’un entraîneur qui préfère miser sur la conviction plutôt que sur la prudence. Et si la jeunesse devient la clé, alors l’OM pourrait bien retrouver son élan là où il l’avait perdu.
Le onze de l’OM contre Lens : Rulli – Murillo, Aguerd, Balerdi, Emerson – O’Riley, Højbjerg – Greenwood, Nadir, Weah – Vaz.
