Javier Milei n’est pas un populiste mais un libéral
La jeune chaîne T18 propose, lundi prochain, 2 février, une soirée consacrée à Javier Milei. Un documentaire sera suivi d’un débat sur le président argentin, sa personnalité, ses réformes et ses résultats. Il a été préenregistré et nous faisions partie des débatteurs, ce qui nous a donné l’occasion de rappeler les réformes libérales de Milei et de dresser un bilan de ses politiques. L’IREF-Contrepoints a publié un long article à ce sujet. La journaliste qui animait l’émission était aussi très intéressée par le « populisme » de Milei. En ce qui nous concerne, Milei n’est pas un populiste. Ou alors tous les politiques qui disent la vérité sur l’état économique et social du pays sont des populistes. Le président argentin n’oppose pas le « peuple » aux « élites », quelles qu’elles soient. Il n’instrumentalise pas la population, ne raconte pas des bobards, il n’utilise pas non plus le discours populiste comme un paravent pour dissimuler une éventuelle inaction ou pour se prémunir contre les critiques. Au contraire. Milei agit. Comme l’a écrit Philippe Bagus dans son livre, il s’est converti au libéralisme après avoir lu Man, Economy and State de Murray Rothbard et L’action humaine de Ludwig von Mises. Il s’est ensuite intéressé aux œuvres de Friedrich Hayek, Henry Hazlitt, Carl Menger ou encore Jesus Huerta de Soto. Milei a trouvé dans les livres des auteurs de l’école autrichienne « l’âme de l’économie, l’essence même de la liberté ».
Son discours à Davos en janvier 2025 résume très bien sa pensée : « Les fonctions de l’État doivent se limiter à protéger la vie, la liberté et la propriété. » Ce sont les paroles d’un vrai libéral. Pas de langue de bois, ni de tromperie démagogique. Le président argentin a rompu avec le passé péroniste du pays – qui lui, si l’on parle de populisme au sens réel du terme, en était saturé. Le péronisme s’oppose aux partis traditionnels et veut construire un mouvement populaire massif. Milei, lui, veut casser le système étatique et corporatiste, il privatise, ouvre à la concurrence et libéralise l’économie. Ce sont des réformes libérales, pas populistes. Et elles devraient inspirer nos politiques.
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