Déjà une première polémique pour Jacquet à Liverpool
Le transfert de Jérémie Jacquet de Rennes à Liverpool a fait l’effet d’une bombe. Un montant record de 72 millions d’euros, un revirement de situation spectaculaire alors qu’il était promis à Chelsea… Le jeune défenseur de 20 ans n’a pas encore posé un pied sur la pelouse d’Anfield qu’il est déjà entré dans l’histoire. Mais ce conte de fées a été brutalement rattrapé par une sortie médiatique fracassante, venue de l’Hexagone, qui a immédiatement jeté un froid et déclenché une vive controverse.
Dugarry n’y va pas de main morte avec Rennes et Jacquet
La polémique n’est pas venue du joueur, mais d’un ancien champion du monde 98. Sur les ondes de RMC, Christophe Dugarry n’a pas mâché ses mots pour commenter ce transfert historique. S’il a bien pris soin de préciser que le joueur « n’y est pour rien » et qu’il lui souhaite « le meilleur », c’est bien le montant de la transaction qui l’a fait sortir de ses gonds. « Quand tu as des pigeons… Bravo à Rennes. Rennes a réussi à trouver un pigeon comme Liverpool pour 72 millions d’euros », a-t-il lâché, remonté.
Pour le consultant, ce transfert est le symbole d’un « foot qui perd la tête ». Une déclaration à l’emporte-pièce, qui a immédiatement fait réagir. En qualifiant Liverpool de « pigeon« , Dugarry ne s’attaque pas seulement à la politique de recrutement du club anglais, il dévalorise aussi, indirectement, le statut du jeune défenseur français. Une sortie qui a jeté un pavé dans la mare et qui place, bien malgré lui, Jérémie Jacquet sous une pression supplémentaire.
Quand le « flop » Dugarry donne des leçons
Si la critique sur l’inflation des montants des transferts peut s’entendre, le timing et les termes employés ont de quoi surprendre, surtout venant de Christophe Dugarry. L’ironie de la situation n’a échappé à personne. Beaucoup se sont empressés de rappeler que l’ancien attaquant n’était peut-être pas le mieux placé pour distribuer les bons et les mauvais points en matière de transferts « pigeonnés ».
Ses propres passages, aussi brefs que décevants, à l’AC Milan et au FC Barcelone au milieu des années 90 restent dans les mémoires comme des flops retentissants pour les clubs en question. Quand on a soi-même connu des échecs aussi cuisants à l’étranger, il est peut-être plus sage de faire preuve d’un peu plus de mesure avant de juger les autres. En attendant, Jérémie Jacquet va devoir faire abstraction de cette polémique pour prouver à tout le monde que Liverpool n’a pas misé sur le mauvais cheval.
