Nominations au sommet des musées : Leribault au Louvre, Lemoine à Orsay
Le président du château de Versailles Christophe Leribault prend la tête du musée du Louvre. Il a dirigé les musées d’Orsay et de l’Orangerie avant de prendre la présidence de Versailles en 2024. Les experts estiment qu'il pourrait apporter une « nouvelle impulsion » au Louvre, secoué par le vol spectaculaire des joyaux de la Couronne en octobre 2025 alors que le musée a été récemment étrillé par une commission parlementaire qui évoquait même un « État dans l’État ».
Sur X, un historien d’art commente : « Et pour le Louvre, c'est Christophe Leribault qui sera chargé sans doute d'apaiser les tensions et permettra peut-être de revenir à des projets plus pragmatiques que la pharamineuse Nouvelle colonnade ».
Et pour le Louvre, c'es Christophe Leribault qui sera chargé sans doute d'apaiser les tensions et permettra peut-être de revenir a des projets plus pragmatique que la pharamineuse Nouvelle colonnade pic.twitter.com/eH4eYt9P9z
— moanaweilc (@Mweilc) February 25, 2026
Les années des Cars auront été marquées par le cambriolage, qualifié de « casse du siècle », qui a révélé des failles de sécurité et mis en lumière la vétusté des installations, comme l’avait alerté Laurence des Cars elle-même dès son arrivée en 2021. Dans un entretien exclusif au Figaro, elle explique sa démission : « Je constate que la dynamique de modernisation du Louvre que je porte depuis ma prise de fonction en septembre 2021 ne peut plus s’accomplir ».
Elle évoque une « tempête médiatique et politique » et regrette l’impossibilité de poursuivre le projet « Louvre - Nouvelle Renaissance », un vaste plan de modernisation annoncé par Emmanuel Macron qui a d’ailleurs refusé, dans une premier temps, la démission de Laurence des Cars.
De son côté, Annick Lemoine, conservatrice en chef et spécialiste de l’art du XVIIe siècle, arrive à Orsay après une vacance prolongée du poste. Son expérience au Petit Palais depuis 2022 la positionne pour consolider les politiques en cours, tout en ramenant de la sérénité aux équipes marquées par la perte de Sylvain Amic. Annick Lemoine a les faveurs du très intransigeant média La Tribune de l’art et de son créateur à la plume acerbe Didier Rykner qui, chose rare, a pu écrire du bien à son propos à plusieurs reprise.
Annick Lemoine nommée à la présidence du Musée d'Orsay https://t.co/kghudcFWPR
— La Tribune de l'Art (@ltdla) February 25, 2026
L’entourage du président salue ces profils qui « sauront poursuivre et consolider les politiques mises en œuvre par leurs prédécesseurs ».
Ces nominations interviennent dans un contexte tendu, marqué par des grèves au Louvre depuis décembre et des critiques sur la gestion sécuritaire. Leribault et Lemoine devront naviguer entre préservation du patrimoine et modernisation, tout en restaurant la confiance. Le Louvre, avec ses 2 300 salariés et ses millions de visiteurs, attend un apaisement, tandis qu’Orsay mise sur la continuité.
