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"Si l’Europe s’allie au bloc transpacifique…" : ce scénario cauchemar pour Donald Trump et la Chine

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Tensions géopolitiques, guerre commerciale, montée des partis nationalistes… Sur le papier, tout semble indiquer que la mondialisation vit ses derniers instants. "Qu’est-ce qui va lui succéder ?", "Le monde est-il en train de se démondialiser ?", s’interrogent même certains médias depuis quelques mois. Et pourtant, les faits résistent aux discours alarmistes. Rien ne laisse entrevoir un réel recul de la mondialisation, avertit Steven A. Altman, chercheur principal au Stern Center for the Future of Management de l’Université de New York. Directeur de la DHL Initiative on Globalization, il le démontre chiffres à l’appui : la mondialisation a encore de beaux jours devant elle, quand bien même "elle est souvent tenue pour responsable de problèmes qui ont, en réalité, des causes principalement nationales."

Le spécialiste explique notamment pourquoi les droits de douane de Donald Trump n’ont pas entraîné une vague de protectionnisme. Partant du constat que la mondialisation ne recule pas mais se redessine, notamment sous l’effet du repli américain, il souligne que de nouvelles opportunités émergent à l’échelle mondiale, en particulier pour l’Europe : si elle s’allie aux pays du Partenariat transpacifique, "cela pourrait redessiner le commerce mondial".

L’Express : Contrairement aux prévisions initiales qui annonçaient une baisse du commerce mondial de biens en 2025, les échanges ont récemment enregistré leur plus forte croissance depuis la reprise post-Covid. Comment expliquer ce rebond inattendu ?

Steven A. Altman : Le commerce mondial s’est révélé bien plus solide que prévu en 2025 pour plusieurs raisons. L'une d'elles est que, même si les États-Unis ont augmenté les droits de douane, la plupart des autres pays n'ont pas suivi et n'ont pas riposté ou relevé leurs propres barrières commerciales de manière générale. Ainsi, la hausse des barrières commerciales à l’échelle mondiale a été moins importante qu'attendu. Par ailleurs, il faut garder à l'esprit que les États-Unis représentent en réalité une part relativement faible du commerce mondial : seulement 13 % des importations, 9 % des exportations.

Autre élément d’explication : la réaction immédiate à l'augmentation des droits de douane américains a été une ruée vers les importations aux États-Unis, pour faire entrer les marchandises avant la hausse des tarifs et, dans le même temps, la Chine a connu une forte hausse de ses exportations. Cela a donc contribué à maintenir la croissance du commerce mondial. Et enfin, il y a eu l’IA, avec une forte hausse des biens échangés liés à l’intelligence artificielle.

Et pour 2026, quelles sont vos prévisions ?

Selon les prévisions actuelles, le commerce devrait continuer à croître en 2026, mais à un rythme plus lent que celui observé en 2025. Étant donné la croissance rapide enregistrée l’année dernière, cela n’a rien de surprenant. Ce qui est sans doute le plus pertinent, c’est d’adopter une perspective à moyen terme : en 2025, une croissance très forte ; en 2026, un ralentissement mais pas de retournement ; en 2027, selon les prévisions actuelles, une accélération à nouveau ; d’ici 2028, le commerce mondial devrait retrouver un rythme considéré comme normal. Il ne s’agirait pas d’une croissance rapide, mais d’une progression modérée. Au cours de la dernière décennie, la croissance du commerce a généralement été modérée, ni très dynamique ni en déclin. Les prévisions indiquent un retour à ce rythme d’ici 2028.

En vous appuyant sur les volumes du commerce et les flux d’investissement, vous nuancez l’impact des tensions géopolitiques sur l’économie mondiale.

Nous traversons en effet une période de profonds bouleversements géopolitiques. Toutefois, mon travail consiste à mesurer les schémas réels des flux internationaux dans le monde — le commerce, l’investissement, etc. Or, ce que j'observe, c'est que l’activité économique réelle à l’échelle mondiale est bien plus stable que ce que laissent penser les débats politiques ou les évolutions des politiques publiques. Jusqu’à présent, seuls quelques pourcentages du commerce mondial se sont réellement détournés des rivaux géopolitiques. Certes, les échanges entre ces puissances rivales attirent beaucoup l’attention — de manière compréhensible, avec les tensions entre les États-Unis et la Chine, la Russie, et ainsi de suite — mais ce n’est pas là que se concentre l’essentiel des activités économiques mondiales. La grande majorité des échanges commerciaux internationaux a lieu entre des pays entretenant des relations amicales ou neutres, et cela continue généralement d’être le cas. Il est également important de prendre en compte les différences entre les secteurs. Il y a de grands bouleversements, par exemple dans les semi-conducteurs, mais cela ne concerne qu’un seul secteur. La majeure partie de l’activité économique mondiale ne relève pas de secteurs aussi gravement perturbés. Donc oui, la géopolitique compte, mais l’ampleur des changements est inférieure à ce que beaucoup imaginent lorsqu’on observe les schémas réels de l’activité économique internationale.

L’économie américaine, et le commerce mondial plus largement, ont mieux résisté aux hausses de droits de douane décidées par Donald Trump que ne l’avaient anticipé de nombreux experts. Comment l'expliquez-vous ?

Deux éléments d’explication. D’abord, il faudra encore du temps pour en mesurer pleinement les effets. Le fait que les entreprises aient précipité l’importation de marchandises aux États-Unis avant la hausse des droits de douane a peut-être retardé certains des effets négatifs de ces augmentations. Les hausses de prix ont également pu être différées, certaines entreprises ayant temporairement choisi de ne pas répercuter les coûts des droits de douane sur les consommateurs, en raison de l’incertitude entourant les politiques commerciales futures. D’autres effets probables, tels que les impacts sur la productivité et l’innovation, mettent naturellement plus de temps à se manifester.

Je me garderais bien de prétendre comprendre la stratégie derrière les annonces de droits de douane du président Trump

L’autre facteur est que, parmi les grandes économies avancées, les États-Unis affichent le plus faible volume de commerce, en particulier d’importations, par rapport à la taille de leur économie. Comparés à toutes les autres grandes économies mondiales, ils se situent parmi les derniers en ce qui concerne les importations en pourcentage du PIB. Le commerce est important pour l’économie américaine et il a un impact, mais ce type de changement de politique a en réalité moins d’effet aux États-Unis que s’il était mis en œuvre par presque n’importe quel autre pays.

Vous mentionnez une estimation de l’économiste Richard Baldwin, selon laquelle environ la moitié des importations américaines, en août 2025, étaient exemptées des nouveaux tarifs imposés par l’administration Trump. Une grande partie de l’agenda tarifaire du président semble donc s’effriter au fil des mois. Faut-il y voir un reniement déguisé de sa part ?

Je me garderais bien de prétendre comprendre pleinement la stratégie derrière les annonces de droits de douane du président Trump et les ajustements qui ont suivi. Cela dit, il semble que, lorsqu’une mesure entraîne un coût substantiel — ou suscite une opposition politique trop forte — il ait tendance à faire marche arrière sur les décisions les plus coûteuses. À mon avis, ces exemptions indiquent que les coûts de ces droits de douane sont pris en compte dans le processus décisionnel de l’administration, ce qui conduit à des ajustements de politique, d’une manière ou d’une autre.

Selon vous, d’autres exemptions sont probables dans un avenir proche. Lesquelles ?

Les exemptions les plus probables concerneront surtout les droits de douane sur des intrants utiles à la production manufacturière américaine. Le président Trump s’est fixé pour objectif de stimuler cette production. Et si les industriels américains font face à des coûts plus élevés que leurs concurrents étrangers en raison de droits de douane sur des intrants importés, cela freine fortement ce potentiel de rebond ou de renforcement de la compétitivité de l’industrie manufacturière américaine. C’est donc le domaine auquel je prêterais le plus d’attention. L’autre concerne tout ce qui affecte directement les prix à la consommation.

Vous soulignez que l’opposition du président Trump à la mondialisation se limite essentiellement aux importations et à l’immigration. Cela oblige-t-il à revoir notre grille de lecture habituelle d’un président dit "protectionniste" ? Quelle est, selon vous, sa logique ou son véritable logiciel politique ?

C’est sans doute l’un des aspects les moins judicieux de la politique de mondialisation du président Trump : il semble concentrer son opposition à la mondialisation principalement sur deux dimensions : les importations et l’immigration. Et pour le reste, il paraît plutôt ouvert, voire désireux d’en tirer parti pour améliorer la compétitivité économique des États-Unis. Il a renforcé les barrières commerciales américaines, en cherchant à ériger des obstacles aux importations, et il a considérablement durci la politique migratoire. Dans le même temps, il a cherché à stimuler les exportations américaines. Chacun des accords commerciaux négociés par le président Trump — ou du moins la majorité d’entre eux — comporte des engagements des pays partenaires à acheter davantage de produits américains et à investir davantage aux États-Unis. Il y a donc un contraste entre, d’un côté, les restrictions sur les importations et l’immigration et, de l’autre, les efforts visant à stimuler l’investissement entrant et les exportations.

Pour moi, cela ressemble davantage à une tentative de reconfiguration de l’approche américaine de la mondialisation plutôt qu’à un véritable repli sur soi, comme cela est souvent interprété.

Comme vous le faisiez remarquer, le reste du monde ne suit pas les États-Unis dans leur logique de relèvement des barrières commerciales. Vous prenez notamment l'exemple de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur

Selon moi, cet accord s’inscrit dans une dynamique plus large, où d’autres pays en dehors des États-Unis renforcent leurs liens commerciaux avec d’autres régions du monde, dans le but de consolider leur accès aux marchés. Et c’est l’un des développements qui a contribué à la résilience de la mondialisation : les États-Unis n’ont pas entraîné une vague généralisée de protectionnisme. Au contraire, la plupart des pays continuent de percevoir le commerce et d’autres aspects de la mondialisation comme des opportunités importantes pour leurs économies. A vrai dire, on a observé beaucoup plus de progrès en matière d’accords commerciaux dans le reste du monde depuis que les États-Unis ont commencé à augmenter les droits de douane.

Vous semblez accueillir favorablement le pivot indo-pacifique de l’Union européenne, illustré notamment par le rapprochement avec les douze pays membres du Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Un accord commercial n’est pas encore à l’ordre du jour mais un renforcement de la coopération entre ces deux blocs pourrait s’avérer particulièrement important, expliquez-vous.

Les efforts visant à rapprocher l’Union européenne du Partenariat transpacifique global et progressiste peuvent certes contribuer à réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, mais ils s’inscrivent aussi dans une dynamique plus large : celle de la construction de structures alternatives capables de soutenir le commerce à une échelle quasi mondiale dans les années à venir. La part du commerce mondial qui n’implique ni les États-Unis ni la Chine, mais qui implique l’Union européenne ou le PTPGP, ou les deux, est très élevée — environ 80 %. Ces deux blocs sont donc suffisamment importants pour jouer un rôle de premier plan dans l’avenir du système commercial mondial.

Les idées reçues sur la mondialisation restent nombreuses. Parmi elles, celle selon laquelle les frontières nationales auraient depuis longtemps cessé d’exister. Une idée que vous qualifiez de fantasme…

Oui, tout à fait. C’est d’ailleurs un sujet sur lequel mon mentor de longue date, Pankaj Ghemawat, a écrit. Il propose plusieurs explications à cette perception selon laquelle le monde devenait "plat" et la mondialisation rendait les frontières et la distance entre les pays obsolètes. L’une des raisons, c’est que les données sur ces sujets ne sont pas si faciles à trouver. Donc, à moins de vraiment prendre le temps de faire les calculs et d’analyser les chiffres, il est peu probable qu’on puisse estimer correctement la part des activités économiques qui traversent les frontières nationales.

Il existe un schéma très clair issu des enquêtes d’opinion : lorsqu’on demande aux gens d’estimer les niveaux de mondialisation, ils ont tendance à les surestimer fortement. Et bien sûr, on pourrait dire qu’il est difficile pour quiconque d’avoir une vision précise de ces indicateurs mondiaux à l’échelle de la planète. Mais même sur des questions plus proches, comme l’immigration — qui est l’un des sujets les plus étudiés —, lorsqu'on demande aux gens quelle part de la population de leur pays est née à l’étranger, ils donnent généralement des estimations deux fois supérieures, voire plus. Il y a donc un phénomène généralisé de surestimation des niveaux de mondialisation, même à l’échelle de son propre pays.

Pourquoi cela ?

Tout d’abord, comme je l’ai dit, il est difficile de faire une bonne estimation sans consulter soi-même les données réelles. Pour essayer d’y remédier, mon équipe a créé un site web gratuit, qui fournit des mises à jour régulières sur l’état de la mondialisation, appelé le DHL Global Connectedness Tracker. Deuxièmement, si l’on regarde en arrière, lorsque la mondialisation augmentait fortement — surtout au début des années 2000 —, il y avait un biais de nouveauté : on partait de niveaux très bas vers des niveaux bien plus élevés, ce qui a beaucoup attiré l’attention et a marqué les esprits. Un autre point que souligne le professeur Ghemawat, c’est que les gens ont tendance à croire ce qu’ils souhaitent ou ce qu’ils redoutent le plus. Ainsi, de nombreux chefs d’entreprise, très enthousiastes à l’idée d’entrer sur les marchés internationaux, disaient à leurs investisseurs que la mondialisation progressait à toute vitesse, que les frontières devenaient obsolètes, qu’il y avait d’énormes opportunités de croissance : tout cela renforçait la logique d’investir. D’un autre côté, les militants opposés à la mondialisation utilisaient le même langage : si vous présentez la mondialisation comme une force toute-puissante qui écrase les frontières et uniformise les pays, cela attire l’attention, même si ce n’est pas soutenu par les données. Cela aide à construire un discours mobilisateur contre la mondialisation.

Ce que je trouve intéressant aujourd’hui, c’est que nous commençons peut-être à observer le phénomène inverse. On parle beaucoup d’un recul de la mondialisation, mais les données sont bien plus cohérentes avec une stabilité des principaux indicateurs de l’activité internationale. Et certains biais semblent réapparaître, comme le biais de nouveauté. Par exemple, nous avons récemment assisté à une forte augmentation des barrières commerciales aux États-Unis, alors qu’elles avaient auparavant tendance à diminuer. Cette hausse est donc nouvelle et attire naturellement notre attention. Ce qui, en revanche, attire beaucoup moins l’attention, ce sont toutes les barrières commerciales dans le monde qui ne sont pas en train d’augmenter, et qui soutiennent la résilience du commerce mondial. Pour avoir une vision précise de l’évolution de la mondialisation, nous devons garder une perspective équilibrée sur ce qui change et ce qui ne change pas.

Qui est, selon vous, à l’origine de ce narratif erroné sur le prétendu recul de la mondialisation ?

Ici, j’ai identifié ce que j’appelle les cinq "P" derrière le récit de la démondialisation. Et le plus important, selon moi, c’est la politique. La politique et les politiques publiques sont les principaux moteurs, car on observe des changements significatifs dans les politiques liées à la mondialisation. Autre facteur : des évolutions dans l’opinion publique, en particulier chez les élites, sur les questions liées à la mondialisation. Ensuite, il y a les plans dont parlent les entreprises : nombre d’entre elles annoncent des projets de relocalisation, de nearshoring (rapprochement de la production), de friendshoring (délocalisation vers des pays alliés) etc.

Seulement 4 % des gens vivent dans un pays où ils ne sont pas nés

Puis viennent les prédictions. Beaucoup de gens prédisent un recul de la mondialisation en réaction aux risques liés aux politiques et à d’autres facteurs. Ces quatre premiers "P" — politique, opinion publique, plans, prédictions — sont autant de raisons pour lesquelles on parle beaucoup de démondialisation. Le dernier "P", ce sont les patterns (ou modèles) réels de l’activité internationale. Et c’est ce qui me pousse à penser que, même si les quatre premiers facteurs suggèrent un risque accru de recul de la mondialisation — ce qui s’est déjà produit par le passé et pourrait se reproduire —, les données actuelles ne confirment pas qu’un tel recul ait effectivement eu lieu ces dernières années.

Dans un contexte aussi instable, la mondialisation n’est-elle pas le bouc émissaire idéal ?

La mondialisation est souvent tenue pour responsable de problèmes qui ont, en réalité, des causes principalement nationales. En même temps, il serait faux de dire que la mondialisation n’a pas d’effets secondaires et ceux-ci doivent être gérés. Ces deux affirmations peuvent tout à fait être vraies en même temps. Ce à quoi je renverrais les gens, ce sont les chiffres, puisque nous passons notre temps à les calculer. Quelle part d’un certain type d’activité se déroule réellement au-delà des frontières nationales ? Si l’on prend, par exemple, le commerce — en éliminant tous les doubles comptes liés aux biens qui traversent plusieurs frontières —, sur l’ensemble des biens et services produits dans le monde, environ 80 % restent dans le pays où ils ont été produits, et 20 % servent des marchés étrangers. Parmi l’ensemble des personnes dans le monde, environ 4 % vivent en dehors du pays où elles sont nées, 96 % vivent dans leur pays d’origine.

Si vous voulez comprendre les causes profondes des problèmes d’une société, examinez ce type de ratios, en particulier au niveau de chaque pays. Si la majorité des activités traversent les frontières, alors il est pertinent de se pencher sur les politiques liées à la mondialisation. Mais si la plupart des activités sont domestiques, alors c’est plutôt du côté des politiques nationales qu’il faut chercher des réponses. Prenons la question des inégalités aux États-Unis : comme je le disais, les importations en pourcentage du PIB placent les États-Unis tout en bas du classement parmi les grandes économies. En revanche, sur les mesures d’inégalité comme l’indice de Gini, les États-Unis se classent généralement parmi les pays avancés les plus inégalitaires. Cette juxtaposition est très révélatrice : si les États-Unis sont l’un des pays les moins dépendants des importations et en même temps l’un des plus inégalitaires, alors il est peu probable que les importations soient la principale cause de ces inégalités ! La réponse se trouve davantage du côté des choix politiques internes...







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