Habib Beye se lâche sur l’arbitrage après OM-Rennes
L’entraîneur breton, de retour sur ses terres marseillaises, a pointé du doigt deux tournants majeurs qui ont, selon lui, scellé le sort de la rencontre au Vélodrome.
Le premier coup de massue est venu d’une erreur individuelle de Quentin Merlin dès la 2e minute, permettant à Amine Gouiri d’ouvrir le score de manière ultra-précoce. Ce scénario catastrophe a immédiatement placé Rennes dans une position de poursuivant face à un OM revanchard, porté par le duo Greenwood-Aubameyang.
Un scénario catastrophe
Mais c’est surtout l’arbitrage qui cristallise la frustration de Beye. À la 23e minute, la jeune recrue marseillaise Ethan Nwaneri a commis une semelle très dangereuse sur la cheville de Glen Kamara. Si l’arbitre Thomas Léonard n’a sorti qu’un carton jaune, Habib Beye assure que le trio arbitral a reconnu son erreur à la mi-temps. En l’absence de la VAR (qui ne sera introduite qu’en quarts de finale de la compétition), l’Anglais a pu rester sur le terrain, tandis que Kamara a dû céder sa place sur blessure.
L’entraîneur rennais a tout de même tenu à souligner la supériorité intrinsèque de l’effectif de Roberto De Zerbi, estimant que l’OM est actuellement la deuxième force du pays derrière le PSG. Pour Beye, si le « feu brûle » souvent à Marseille, il sert aussi de moteur à une équipe capable de hausser son niveau de jeu dans les moments de crise. Le Stade Rennais, de son côté, doit désormais se remobiliser pour le championnat afin d’enrayer une dynamique inquiétante d’erreurs individuelles.
« Il y a trop d’erreurs sur un match comme celui-ci pour espérer quelque chose, dès l’entame, sur le deuxième but, sur le troisième but, on est pris en contre », énumère-t-il. « Sur un match de très haut niveau comme celui-ci, si on fait des erreurs, c’est fini. Il y a des remèdes, c’est le travail. Certains de nos joueurs sont un peu moins bien, c’est une mauvaise période pour eux, il faut les accompagner pour qu’ils retrouvent de la confiance, avoir plus d’efficacité dans ce qu’on fait offensivement. Ce sont toutes ces choses qu’il faut ajuster sur la performance des uns et des autres. Sur la performance collective, je trouve qu’il y a des bonnes choses dans le jeu aujourd’hui même s’il n’y a pas cette finalité, ni cette folie qui nous a encore manqués aujourd’hui. En face, c’était un énorme adversaire et les erreurs nous punissent. »
