OM : Ce joueur humilié par De Zerbi devant tout le vestiaire
Ce dernier s’est vu signifier qu’il n’avait plus d’avenir au club lors d’une séance de visionnage vidéo houleuse, devenue virale sur internet. Cette confrontation reflétait les tensions internes croissantes entre l’ancien entraîneur de Brighton et ses joueurs, tensions qui ont finalement contribué au départ houleux de l’Italien.
Le passage de De Zerbi à Marseille ne s’est pas fait sans heurts, et un épisode en particulier, impliquant Murillo, est devenu le symbole de la détérioration des relations en coulisses.
Lors d’une séance d’analyse vidéo d’après-match, l’entraîneur italien a pris à partie l’international panaméen devant toute l’équipe et a remis en question ses performances et son état d’esprit. Selon des témoignages recueillis dans le vestiaire, De Zerbi a brutalement informé le défenseur qu’il ne faisait pas partie de ses plans pour l’avenir.
Murillo aurait été stupéfait par cet échange, qui s’est déroulé devant ses coéquipiers plutôt qu’en privé. L’incident a immédiatement provoqué une onde de choc au sein de l’équipe et est rapidement devenu un sujet de conversation récurrent parmi les joueurs qui peinaient déjà à s’adapter à l’approche extrêmement exigeante de l’entraîneur.
Le style de coaching de De Zerbi a toujours été intense, mais à Marseille, il est devenu de plus en plus conflictuel au gré des résultats fluctuants. Les séances d’entraînement étaient décrites comme impitoyables et les réunions vidéo particulièrement minutieuses, les joueurs étant fréquemment pointés du doigt pour des erreurs de placement ou des pertes de concentration.
Pour Murillo, la nature publique des critiques était le point crucial. Le défenseur faisait partie intégrante de la rotation et pensait suivre les consignes tactiques de son entraîneur, ce qui rendait l’annonce concernant son avenir d’autant plus brutale. Dès lors, les relations entre l’entraîneur et l’équipe ont commencé à se détériorer visiblement.
La confrontation avec Murillo, un signe avant-coureur
La situation de Murillo a révélé un problème plus profond au sein du club. De Zerbi était de plus en plus frustré par ce qu’il considérait comme un manque de discipline tactique et de compétitivité dans l’ensemble du groupe.
L’entraîneur a insisté à plusieurs reprises sur le fait que ses équipes exigeaient une concentration absolue dans la construction du jeu et le placement défensif. Tout écart par rapport à la structure, notamment de la part des défenseurs, fragilisait l’ensemble du système. Murillo, défenseur agressif et athlétique de nature, privilégiait parfois les duels au détriment du placement, ce que De Zerbi jugeait inacceptable.
Les joueurs commencèrent à ressentir que les exigences devenaient de plus en plus personnelles. Les résultats irréguliers de Marseille accentuèrent la pression et plusieurs membres de l’équipe eurent le sentiment que leur confiance s’érodait au lieu de se renforcer.
De Zerbi campe sur ses positions.
Au lieu d’assouplir sa position, De Zerbi maintint que ses exigences devaient rester inflexibles. L’ancien entraîneur de Brighton défendit depuis longtemps ses méthodes, les jugeant indispensables au football de haut niveau.
Il avait précédemment expliqué sa philosophie en déclarant : « Je veux des joueurs qui ont faim de victoire. Le talent ne suffit pas. Si l’on perd sa concentration une seule seconde, tout s’écroule. »
Lors de discussions internes, il aurait réaffirmé que la réputation ou le statut ne protègeraient personne des critiques.
Cependant, la réaction de l’équipe fut mitigée. Certains joueurs apprécièrent cette clarté, tandis que d’autres se sentirent exposés et démoralisés. Les critiques publiques répétées ont créé un climat délétère, surtout lors d’une série de lourdes défaites qui ont amplifié la surveillance accrue des partisans et des médias.
