OM : La déchéance pour Rulli, le terrible constat
Ce dimanche 1er mars, lors de l’Olympico au Stade Vélodrome pour la 24e journée de Ligue 1, le portier argentin a vu sa série noire se poursuivre dès la 3e minute sur une frappe de Corentin Tolisso, portant à dix le nombre de matchs consécutifs sans le moindre « clean sheet ». Cette fragilité est d’autant plus marquante que Rulli, titulaire indiscutable sous Habib Beye, a déjà encaissé 17 buts depuis le début de l’année civile, une statistique alarmante qui contraste avec sa solidité de la saison passée.
Le scénario de ce début de match est symptomatique des difficultés olympiennes actuelles, où l’équipe se retrouve quasi systématiquement contrainte de courir après le score. Malgré l’égalisation d’Igor Paixão, la fébrilité de Rulli cristallise les critiques, l’Argentin ayant encaissé au moins deux buts lors de sept de ses huit dernières sorties officielles avant ce choc contre Lyon. Cette méforme persistante avait même poussé l’ancien entraîneur Roberto De Zerbi à l’écarter temporairement au profit de Jeffrey de Lange lors du Classique contre le PSG début février, mais le passage de témoin à Habib Beye n’a, pour l’heure, pas suffi à stabiliser le dernier rempart marseillais.
Rulli fragilise tout l’équilibre tactique
Pour l’OM, qui pointe à la 4e place du classement avec 40 points, l’enjeu de cette fin de saison est de sécuriser une place sur le podium face à un OL (3e avec 45 points) beaucoup plus pragmatique. Si le talent offensif de Mason Greenwood ou d’Igor Paixão permet souvent de rester dans le match, l’incapacité de Rulli à redevenir la « muraille » qu’il était fragilise tout l’équilibre tactique. Le chantier défensif reste donc la priorité absolue d’Habib Beye pour espérer rattraper le wagon de tête mené par le PSG et Lens dans ce sprint final de 2026.
