Dans l’imaginaire collectif, et aussi par le biais de produits culturels comme
la géniale série Silicon Valley, le cadre de vie et les conditions de travail dans les entreprises du numérique américaines semblent idéales. On s’imagine de jeunes cadres habillés de façon décontractée et travaillant sur des poufs entre deux parties de ping-pong.
Et, pour une partie d’entre elles, cette culture de la décontraction existe vraiment. Comme chez
Etsy, un site qui permet de vendre des objets faits maison et dont parle le New York Magazine. La nourriture y est gratuite, les employés sont encouragés à venir travailler en vélo et se voient offrir des congés parentaux de vingt-six semaines. Lors de son introduction en bourse, le patron de cette entreprise symbole d’un «meilleur» capitalisme après la crise de 2008 déclarait même: «Le fun devrait faire partie de tout ce que l’on fait.»
Soit. Mais derrière ce vernis cool se cachent parfois des méthodes de management bien moins tendres que ce que certains médias laissent croire. C’est ce que raconte Dan Lyons, ancien employé de Hubspot, entreprise de création de logiciels, qui vient de publier un livre témoignage et polémique,
Disrupted: My Misadventure in the Start-Up Bubble et a décidé de prendre la parole dans les colonnes du New York Times pour raconter
les dérives de son ancien employeur.
«Rock stars jetables»
«On nous disait qu’on était des ...