Avec la prostitution, la légalisation du cannabis (parmi d’autres drogues douces) fait partie des hydres de mer du débat public en France.
Le feu a été allumé par le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, avant d’être tout de suite éteint par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Les derniers chiffres montrent cependant des faits troublants, comme le fait que les affaires liées au cannabis saturent les tribunaux ou que l’immense majorité des interpellations concerne des consommateurs (
et non des trafiquants). Les raisons pour avoir un vrai débat sur la question ne manquent pas. En faisant preuve d’un minimum d’objectivité, il est de plus en plus difficile de défendre le système actuel, surtout lorsqu’il est comparé au traitement réservé à l’alcool et au tabac. De plus, la légalisation du cannabis pourrait produire toute une série d’effets positifs. Toutes les substances addictives ne font pas l’objet d’un traitement similaire, en dépit de leur nocivité avérée. Le tabac est toujours légal alors qu’il
tue plus de 70.000 personnes par an en France; idem pour l’alcool,
dont le nombre de victimes tourne autour de 50.000. En appui du statu quo, il est toujours possible d’invoquer le fait qu’alcool et tabac font l’objet de politiques restrictives. Ils ne sont pas acceptés sans réserve. Plus que cela, la tendance actuelle est à un contrôle accru. La France et d’autres pays ...
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