Un Plan de relance à 8,4 millions d'euros pour le bassin thiernois (Puy-de-Dôme)
Premier relais de l’État sur le territoire, la sous-préfète de Thiers, Judith Husson, dévoile les contours du Plan de relance et l’impact qu’il peut avoir sur son arrondissement.
Brièvement, quel est l’objectif du plan de relance, et comment se construit-il ?
À la suite de la crise liée au Covid, il fallait réussir à maintenir une partie de l’activité économique, et surtout relancer les entreprises dans trois grands secteurs. La transition écologique, la compétitivité, et la cohésion sociale. En grande partie, cela s’est fait par des appels à projets, ce qui explique que certaines entreprises ont pu bénéficier du plan, en rentrant dans certaines cases. Il fallait un cahier des charges, puis une sélection a été faite. Un des critères qu’on retrouvait tout le temps, était celui d’être « prêt à partir », autrement dit, que l’investissement soit fait maintenant. Mais il n’y a pas eu que des bénéficiaires via des appels à projets, mais aussi par un système de guichets, pour des investissements moins importants, comme celui de l’industrie du futur.
Le Plan de relance a-t-il suscité un intérêt particulier sur le territoire ?
Si on prend l’exemple du côté industriel, sur 166 projets sur le département, 58 sont sur l’arrondissement de Thiers. C’est un bassin industriel, et le secteur s’est emparé du Plan de relance, ce qui représente 8,4 millions d’euros de subvention.
Innover, moderniser, décarboner, relocaliser, étaient les grands axes d’investissements. Sur le territoire, qu’est ce qui l’emporte ?
C’est la logique de modernisation, et de gain de compétitivité. Il y a beaucoup de PME sur le secteur, familiales, qui exportent beaucoup. Et pour maintenir leurs atouts, il fallait monter en compétitivité, et améliorer les conditions de travail.
Ces mesures de soutien à l’industrie sont aussi des investissements qui contribuent à la transition énergétique, pour consommer moins d’eau, moins d’énergie. Il y a un effet de transversalité dans les investissements et les acquisitions.
Ce sont des entreprises parfois importantes, du moins avec plusieurs salariés qui ont bénéficié d’aides. Qu’en est-il des artisans ?
Il y a eu un travail d’aides génériques exceptionnelles, liées à la crise, comme le report des cotisations, le Prêt garanti par l’État, et indirectement, les commandes de travaux de la part des collectivités, qui ont repris. Ont également été mises en place des aides financières pour l’embauche d’un apprenti ou d’un alternant.Judith Husson, à droite, en visite à Courpière il y a quelques semaines.
Pour quels motifs des entreprises n’ont pas été retenues ?
Parfois, les entreprises n’étaient pas prêtes à investir sur-le-champ, et c’était un des premiers critères. Parfois, on se heurtait à des problèmes réglementaires. Et puis nous avons priorisé les projets qui apportaient aussi un plus en matière de transition écologique et de développement de l’emploi, les plus impactants pour le territoire. Ça ne veut pas dire que les non retenus n’étaient pas intéressants.
Peut-on encore postuler, et jusqu’à quand ?
Il existe encore bon nombre de mesures dans tous les domaines qui sont encore accessibles pour quelques mois, et certaines même sont ouvertes jusqu’en 2023.
Propos recueillis par Alexandre Chazeau

