Valérie Pécresse a rencontré Sarkozy, Marine Le Pen dévoile son programme pour l'armée... L'actu de la campagne électorale ce vendredi
La rencontre du jour
Speed dating. Valérie Pécresse a rencontré Nicolas Sarkozy dans ses bureaux à Paris ce vendredi. L'occasion d'une « conversation entre amis, franche et affectueuse. Un moment de famille » selon la candidate des Républicains qui a réagi à la sortie de cette entrevue. « C’était très utile pour moi d’avoir les conseils d’un ancien président de la République. Je suis très heureuse de cet entretien » a-t-elle ajouté.
L'ancien président de la République s'est montré discret ces dernières semaines pour ne pas interférer dans la campagne de la candidate des Républicains. Si la conversation fut amicale, Valérie Pécresse n'a jamais vraiment fait partie du premier cercle de Nicolas Sarkozy. Il n'a, par ailleurs, pas annoncé son soutien à la candidate.
Dans un récent article du Figaro, il déclarait même : « Valérie part dans tous les sens [...] En 2007, on parlait de Sarko matin, midi et soir. Mais là qui parle de Valérie Pécresse ? » Cette rencontre est intervenue deux jours avant le premier grand meeting de Valérie Pécresse au Zénith de Paris, ce dimanche 13 février.
L'article à lireFaiseur de reine. Qui est Patrick Stefanini, le directeur de campagne de la candidate LR Valérie Pécresse, qui organise un grand meeting dimanche au Zénith de Paris ? Les élus corréziens et auvergnats l’ayant côtoyé, que nous avons interrogés, décrivent un fin stratège politique.
« Gros travailleur, d’une précision absolue qui ne citera jamais un chiffre non vérifié », comme le décrit le sénateur LR de Corrèze Claude Nougein ; « le meilleur pour gagner » pour l'ancien maire de Montluçon, Daniel Dugléry ; les éloges ne manquent pas, même si Rachida Dati a, elle, planté quelques banderilles ce 10 février : « Les losers, ça ne m’intéresse pas » a-t-elle déclaré sur France Info.
Retrouvez son portrait sur nos sites.
La petite phrase du jourVa-t-en-guerre. En déplacement à Toulon pour évoquer ces mesures en matière de défense, Marine Le Pen a qualifié la loi programmation militaire de 2019-2025 de « loi de pansement » et « insuffisante sur le fond ».
Alors que le budget du ministère des Armées doit s'élever à 40,9 milliards d'euros en 2002, la candidate du Rassemblement national a promis que ce budget serait porté à 55 milliards d'euros par an à compter de... 2027.
Elle a par ailleurs redit vouloir retirer le pays du commandement militaire intégré de l’OTAN, devenue « une organisation belliciste », prônant des accords bilatéraux avec les États-Unis mais aussi la Russie.
Le décryptage du jourMercredi soir, sur BFMTV, Eric Zemmour, candidat à l'élection présidentielle, a échangé avec des spectateurs sur un de ses thèmes de prédilection : l'immigration. Pour le polémiste, empêcher l'entrée de migrants en Europe passe par la construction de kilomètres de murs aux frontières. Si certains États sont favorables et ont même déjà érigé des murs, d'autres s'y opposent.
Notre cellule Antiviral a fait le point sur ces pays de l'Union européenne qui plaident aussi pour la mise de murs aux frontières de l'UE, comme la Pologne, la Hongrie ou encore la Grèce.
Qui est contre ? Que dit le Parlement européen sur la question ? Ces constructions donnent-ils vraiment des résultats ? Combien cela coûte-t-il ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans notre article.
La polémique du jourSur la route. Les « convois de la liberté » s'invitent dans la campagne ce vendredi. Le préfet de police de la ville de Paris a annoncé, jeudi 10 février, interdire ces convois dans la capitale.
Inspirés d’un mouvement lancé au Canada pour protester contre les restrictions sanitaires, ils programment de « bloquer la capitale » à partir de ce vendredi, avant de gagner ensuite Bruxelles lundi.
Soutenu sans réserve par Florian Philippot, candidat Les Patriotes, ces convois ont également reçu un timide soutien du candidat La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sur France 2 ce jeudi soir : « Voilà des gens qui se mettent en mouvement en parlant de pouvoir d’achat, je ne peux pas être contre ça. [...] Ils disent qu’ils sont contre le passe vaccinal, moi aussi, je ne vais pas leur dire qu’ils ont tort. [...] Je pourrais les soutenir, oui, bien sûr, je vais voir comment tout cela se met en place », a-t-il déclaré.
Invité de BFM TV ce vendredi matin, le candidat écologiste, Yannick Jadot, s'est aussi exprimé : « Je ne soutiens pas cette manifestation, en revanche, je soutiens le droit à manifester, mais je comprends parfaitement l’État de ne pas vouloir que Paris soit bloqué ». Voilà qui est dit, ou pas.
L'agenda du week-endAnne Hidalgo poursuit son déplacement en Outre-mer jusqu'au 14 février. Elle sera notamment présente ce samedi pour un meeting à Basse-Terre en Guadeloupe avant de rejoindre l'île voisine de la Martinique.
Marine Le Pen sera encore présente à Toulon samedi pour son opération des « 5.000 marchés ». Eric Zemmour sera lui à Saulieu, en Côte-d'Or pour un meeting. Christiane Taubira est, elle, attendue à Créteil tandis que le Parti Animaliste organise une rencontre à Orléans.
Julien Jégo

