En hommage aux Cinquin
La sculpture de Jacques Cinquin « L’acrobate » anime le rond-point situé devant la Cité de la tapisserie et le lycée Eugène-Jamot, la galerie-boutique de l’antiquaire Jérôme Dabin présente en permanence des œuvres de Jacques Cinquin, la Cité de la tapisserie, grâce notamment à une donation de Fabienne et Michel effectuée en novembre 2022, possède des tapisseries de Jacques Cinquin et de son épouse Françoise Lardeau-Cinquin. C’est le cas aussi depuis de nombreuses années des collections de la ville d’Aubusson, la ville ayant constamment soutenu le peintre. Mais, le temps passe, Jacques Cinquin est décédé en juin 2019, quelques années après Françoise. La maison familiale des Cinquin qui, jusqu’au dernier été, présentait régulièrement des expositions, vient d’être vendue. Aussi, l’exposition-hommage de la galerie AM’Carta, à La Terrade, est la bienvenue pour raviver le souvenir des Cinquin et leur rendre hommage.
Entrer dans l’univers du coupleLa galerie animée par Chantal et Bernard Chirac a accueilli les œuvres du couple à plusieurs reprises notamment en 2011 en rendant hommage à Françoise, artiste discrète mais de talent, professeur à l’Enad.
Jacques Cinquin demeure l’artiste fétiche d’Aubusson. Né le 1 er octobre 1942 à Paris, diplômé de l’École nationale supérieure des Arts appliqués de la capitale, il s’établit à Aubusson en 1967, devenant professeur de peinture à l’Enad. Dans les années qui suivirent, il effectua deux séjours aux USA, collaborant avec des peintres pour la mise au point de tapisseries de petits formats. Il se fixa définitivement à Aubusson en 1970, se partageant dès lors entre l’enseignement (nommé par la suite en 1983 professeur d’art mural à l’Enad d’Aubusson) et la création. Il ancra son œuvre à Aubusson tout en exposant en France et à l’étranger. Il a toujours travaillé par thèmes, le cirque étant son sujet de prédilection, avec à la clef de somptueuses expositions à Monaco. Les plages, le vélo, les bals populaires l’ont également beaucoup inspiré. Le cirque lui a également inspiré un livre en 1996 (il a à son actif plusieurs ouvrages d’art).
Il a laissé une œuvre conséquente, présente dans différents musées et dans des collections. Cette exposition aubussonnaise d’automne permet de redécouvrir son travail au service de la tapisserie dont il demeure l’un des créateurs les plus fécond. Pour beaucoup aussi, ce sera l’occasion de découvrir les cartons de Françoise Lardeau.
Pratique. Galerie AM’Carta, jusqu’au 15 décembre, de 14 heures à 18 heures, sauf le dimanche et le lundi.

