Wenger se moque de Manchester United : des critiques qui piquent
La rivalité entre Arsène Wenger et Manchester United n’est pas encore près de s’éteindre. Alors que les Red Devils traversent l’une des pires crises de leur histoire, l’ancien manager d’Arsenal, pourtant très posé d’habitude derrière un micro, a choisi de ne pas épargner son vieil ennemi. Dans une intervention sur beIN Sports, l’Alsacien a disséqué les déboires des clubs en difficulté… mais c’est vers Manchester qu’il a dirigé ses flèches les plus acérées, ravivant les souvenirs d’une époque où Ferguson et lui se livraient une guerre sans merci.
« Plus de milliard dépensé pour ça ? » : la pique assassine de Wenger
Si Tottenham n’est pas épargné par le diagnostic sans concession de Wenger – « les deux équipes doivent être entièrement reconstruites » –, c’est bien Manchester United qui subit les critiques les plus cinglantes. Avec une ironie mordante, le stratège français rappelle que le club, malgré des investissements pharaoniques, « n’est plus dans la course ». « Les fans ne sont pas heureux, et c’est normal », lance-t-il, soulignant que l’effectif, pourtant évalué à « plus d’un milliard », peine à « trouver de bons joueurs ». Une allusion transparente à la crise managériale des Red Devils, incapables de capitaliser sur leurs ressources.
Le fantôme de Ferguson plane sur les critiques
En pointant du doigt l’« absence de ligne directrice » et l’attaque « terne » de United face à Tottenham, Wenger semble jubiler en silence. Comme si chaque mot prononcé résonnait comme une revanche posthume contre Ferguson, son éternel rival. « Ils sont en dessous de tout », assène-t-il, rappelant que le club n’est même plus « dans la course pour le titre ». S’ils sont touchés par ces piques, les fans mancuniens rappelleront qu’entre 1996 et 2018, Wenger a livré 59 duels contre les Red Devils, pour seulement 17 victoires.
United, un « projet sans âme » ?
Pour le technicien français, le problème est systémique : « Rebâtir une équipe, ça ne se fait pas en un jour ». Une phrase qui sonne comme un avertissement à l’adresse des propriétaires du club, souvent critiqués pour leur gestion erratique. Alors que Tottenham peut encore s’appuyer sur une base jeune, United incarne, selon Wenger, le symbole d’un « projet sans cohérence », où l’argent ne suffit pas à « racheter la gloire passée ».
Près de six ans après son départ d’Arsenal, Wenger prouve qu’il n’a rien perdu de sa verve… ni de son plaisir à taquiner Manchester United. Les Red Devils, eux, doivent désormais avaler cette pilule amère : même hors des terrains, leur ancien bourreau continue de leur donner des leçons.

