Les Français ont plus de chance de mourir d’une infection contractée à l’hôpital que dans un accident de la route
C’est l’un des chiffres qui ressort du dernier rapport de la Cour des comptes concernant l’hôpital français et qui assène un coup à notre système de santé, le meileur du monde selon les ardents défenseurs de la carte vitale. Selon la Cour, les infections contractées dans les établissements de santé sont à l’origine d’environ 4 000 décès directs par an, soit davantage que la mortalité routière ! Le nombre de morts sur les routes s’élevait à 3 260 en France métropolitaine en 2025.
Aussi, la Cour soulève le fait que les « événements indésirables survenant dans les établissements de santé et ayant des conséquences graves pour les patients (décès, mise en jeu du pronostic vital, survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent) » sont « largement sous-déclarés ». Elle ajoute qu’entre 160 000 et 375 000 événements de cette nature surviendraient chaque année au cours de séjours hospitaliers.
Le coût financier est élevé : en se basant sur les données de l’OCDE, la Cour affirme que la réparation des préjudices évitables en France s’élèverait à plus de 11 milliards d’euros et celle du préjudice relatif aux soins inutiles ou à faible valeur à 22 milliards d’euros.
L’administration hospitalière française, qui est l’une des plus importantes en Europe, n’aide pas à mieux soigner. Elle est au contraire, un poids. Il serait peut-être temps d’interroger notre « modèle » social et de santé, et de regarder puis copier ce qui fonctionne à l’étranger, comme en Suisse, en Allemagne ou aux Pays-Bas. Une réelle réforme de la santé publique devra débureaucratiser et libéraliser la médecine et nos hôpitaux, afin de permettre une meilleure offre de soins.
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